Témoignage de Fatima

Témoignage de Fatima

fatima podcast ascenseur social

Fatima est élève avocate au barreau de Paris

Elle a grandi dans le 92 à Asnières sur seine. Elle est arrivée d’Algérie à l’age de 2,5 ans.

Elle a fait son collège à Asnières, 2 ans dans un bon collège et les 2 autres dans un plus difficile.

Au lycée, elle décide de continuer ses études supéreiures en faisant Sciences Po. Elle échout.

Elle tente un autre parcours : elle échoue encore.

Elle ne baisse pourtant pas les bras et obtient finalement une formation qui lui convient.

Se réorienter, même si c’est compliqué, a été possible.

Découvrez son témoignage en podcast

Ses conseils

  • Croyez en vos rêves
  • Il ne faut pas se renfermer sur soi même
  • Ne pas se fermer de porte
  • Faut pas hésiter à se renseigner
  • le travail c’est la clé
  • Ne jamais abandonner
  • Ne jamais croire qu’on est pas à sa place
  • Les stages c’est important

Retranscription complete de son témoignage

Bonjour Fatima. Peux tu te présenter, qui est-tu, que fais-tu dans la vie.


Bonjour,

Donc je suis Fatima, je suis actuellement élève avocate à l’école de formation du barreau de Paris et donc je poursuis ma formation que je terminerai bientôt dans un an, pour voilà commencer ensuite ma profession d’avocat.

Est-ce que tu peux nous dire de quelle région tu viens Fatima ?

Oui, alors moi j’ai grandi dans le 92, dans une petite ville assez calme mais avant de venir vivre ici mes parents et moi même vivions en Algérie et donc moi je suis venu quand j’étais très très jeune, j’avais 2 ans et demi et donc voilà j’ai grandi dans une petite ville dans le 92.

Est-ce que tu peux nous parler de tes études. Comment s’est passé au collège, au lycée et puis après tes études supérieures ?

Alors donc, j’ai suivi des études donc classiques j’ai fait la primaire est dans dans une école assez assez normal Le collège c’était un collège qui était un peu plus difficile en fait pourra tout à fait transparente J’ai fait deux ans dans un collège qu’on appelait plutôt un bon collège et avant de déménager en fait de l’autre côté de la ville, je suis aller dans un nouveau collège qui était un peu plus on va dire difficile ou effectivement parfois c’est un peu difficile de pouvoir suivre en cours en fonction de et du comportement des élèves, et voilà mais j’ai quand même réussi plutôt bien m’en sortir et a plutôt avoir des bonnes notes plutôt.

Quand j’ai changé de collège, et donc une fois le collège terminé j’ai fait un lycée général au lycée de ma ville, voilà j’ai fait une seconde et puis ensuite une première et une terminale ES.

Donc à la fin du lycée, moi de base je voulais intégrer l’école Sciences Po, donc pendant mon année de terminale j’ai suivi à distance une prépa que ma professeur de SES m’avait conseiller de suivre, donc en fait c’était une prépa en ligne qu’on pouvait suivre à distance sauf que moi j’étais plutôt assez inquiète fin pas inquiète mais je voulais vraiment me donner à fond, et me consacrer au Bac et pareil avoir quand même un assez bon dossier en terminale et en fait j’ai pas vraiment suivi la prépa donc j’ai pas été très sage à ce niveau-là, ça fait que 2 jours après le bac nous passions les écrits du concours Sciences Po et malheureusement je n’ai pas eu les écrits.

C’était un concours qui étaient assez difficile et ne connaissant pas La méthode n’ayant pas malheureusement eu les conseils pour réussir au mieux un concours de cette envergure, ça a été un échec.


Donc après ça j’ai fais l’erreur, pas l’erreur mais au moment où on faisait mais veux pour le lycée j’ai été admise donc dans ma faculté de secteur qui était Nanterre en en droit.


Sauf que avant ça étant passionné par l’histoire j’ai toujours voulu faire du coup des sciences politiques Et la fac de Paris I Sorbonne  proposer une double licence d’histoire science politique et donc j’ai voulu candidaté mais c’était sélectif je devais attendre que mon dossier soit sélectionné etcetera et en premier voeu, donc j’avais histoire dans l’espoir de pouvoir finalement avoir cette double licence juste après, malheureusement pour moi je n’ai pas eu la double licence histoire – science politique et je me suis retrouvé en fac d’histoire à Paris I.

Donc j’ai commencé ma licence histoire un petit peu déprimée parce que je voulais pas faire de l’histoire pure bien que c’était une matière qui m’intéressait Mais voilà pour faire des histoires sciences politiques et je m’en voulais un peu parce que j’avais pas vraiment écouter les conseils de ma professeur pareil en sciences politiques Qui m’avait dit Si vous voulez faire des sciences politiques, faites du droit sauf qu’en raison des veux en fait et comme le droit était mon troisième veux, j’ai été admise à mon premier veux pas et mon troisième à sauter.

Donc je suis arrivé en fait l’histoire un peu bon un peu déprimé mais je me suis dit bon ça va aller on va voir ce qu’on peut faire et donc j’ai contacté l’université pour savoir s’il faut intégrer dès la deuxième année le double parcours histoire – sciences politiques, que je voulais depuis début et ils m’ont dit que pour cela il fallait que que je travaille beaucoup que j’ai une mention à la première année et une mention a mon bac, ce que j’ai eu j’ai eu mention assez bien au bac et que là il regarde mon dossier en fin d’année pour peut-être pouvoir intégrer en deuxième année d’histoire sciences politiques mais pour cela suivre plus de cours et notamment les matières en relation avec science politique ce que j’ai fait j’ai suivi avec entrain et vraiment assiduité le parcours et j’ai terminé ma première d’histoire avec mention assez bien d’ailleurs et donc j’étais quasiment sûre que je serais prise pour tout Vous dire au double parcours sauf qu’au mois de juillet les résultats tombent et je ne suis pas sélectionné.


Et là pour être tout à fait honnête je commence à être en dépression parce que j’étais persuadé que je serais prise et c’était vraiment ce que je voulais faire alors que là ce qui s’offrir à moi c’était qu’une 2ème année d’histoire, et c’était un moment très difficile pour moi.

Je suis parti voir des conseillers d’orientation et m’ont dit Écoutez dans la vie il faut savoir faire des choix Vous avez fait des choix sans avoir de plan B.
Fallait savoir ce que vous vouliez faire, l’histoire n’amène pas à la science politique, vous avez dû faire du droit et ça a été assez difficile en fait parce que du coup on se retrouve un peu livré à soi-même et en fait on se dit voilà qu’est ce que je vais faire Qu’est-ce que je vais devenir, et en fait j’ai eu l’idée de regarder un petit peu les facultés de droit et malheureusement c’était déjà trop tard pour se réinscrire où se réorienter même dans ma fac de Nanterre de l’époque et la étant désormais dépendant de Paris I Je ne pouvais même plus en fait changer de fac et alors ce que j’ai fait c’est que les candidatée pour une formation de droit à distance qu’on appelle le « Que vais je » en me disant voilà, je continuerai ma L2 d’histoire Et puis je ferai du droit à distance, et à côté de ça j’ai quand même déposé un dossier de réorientation au sein de ma fac pour intégrer finalement le département de droit Sauf qu’en dépendant de mon dossier, On m’a dit Écoutez on ne prend personne surtout en première année c’est possible il n’y a pas de place.

Et alors finalement une fois arriver en deuxième année d’histoire un beau jour au mois d’octobre on m’appelle en disant vous êtes admise au département de droit Moi au début je pensais que c’était le droit à distance et en réalité donc c’était la faculté de droit de la Sorbonne, et là j’ai dû prendre une décision très rapide on m’a dit il faut que vous vous décidiez tout de suite, est ce que vous décidez d’abord d’abandonner votre deuxième année d’histoire et passer en première année de droit et j’ai réfléchi quoi 30 minutes et je me suis dit, aller on se lance et donc je suis arrivé en fac histoire, pardon fac de droit à la mi-octobre c’était très difficile parce que je ne connaissais personne, c’était dans un autre bâtiment on est dans un autre quartier de Paris, les amphis était blindés, je n’avais aucun repère, je suis arrivé on ne connaissant rien, aucun exercice, mes premiers devoirs j’avais 3/20 et je me suis dit si je réussissais mon premier semestre Je continuais sinon, j’abandonné donc ça a été une période assez difficile Mais je me suis accroché et à ma grande surprise j’ai validé mon premier semestre du droit et je l’ai eu et du coup voilà, c’est en logique  J’ai continué dans mes études de droit c’était des études pas très facile  et le droit est une matière dure et exigeante mais j’ai réussi à à tenir le choc et donc j’ai eu l’occasion de partir après un master 1 en droit des affaires à l’étranger, j ‘ai fait un LLM ce qu’on appelle un master aux flots qui est spécialisé dans le domaine du droit des affaires en particulier et donc j’ai fait une partie mon cursus à Dubaï  où j’étais en stage et en cours  à l’université de Dubaï et une fois rentré de Dubaï, j ‘ai terminé par un master 2 spécialisé dans fusion et acquisition de société et ensuite voilà j’ai passé le concours de préparation à la profession d’avocat le CRP 1, le concours du barreau plus vulgairement appelé
que j’ai préparé pendant trois mois intensivement avec une prépa donc je l’ai eu et voilà donc là je suis à l’école d’avocat.


Bravo pour ce parcours et bravo pour ce témoignage qu’ils nous montrent qu’il est possible de se réorienter même si c’est très compliqué d’après ce que tu dis justement concernant ces réorientation multiples, est ce que tu as des personnes qui t’ont aidé justement qui t’ont donné des conseils pour cette réorientation, t’as du te débrouiller tout seule ?


Merci beaucoup. C’est vrai que je tiens à dire dans la vie on a l’impression que c’est très difficile surtout quand on est dans une situation où on a l’impression que toutes les portes se ferment c’est ce qui m’est arrivé après mon refus au mois de juillet pour la candidature en histoire sciences politiques et finalement il faut surtout pas se refermer sur soi-même est resté dans un cercle négatifs Il faut vraiment essayer de s’en sortir, moi à titre personnel, je crois que j’étais assez j’ai toujours eu le soutien de mes parents, beaucoup de chance d’avoir des parents qui m’ont pas mal soutenus mes parents voilà ne s’y connaissait pas plus que ça en terme de droit au de réorientation juridique, mais voilà j’ai toujours eu leur soutien pour essayer de ne pas sombrer dans la dépression dans le drame.

J’avais eu les conseils donc de ma professeur de sciences économiques quand j’étais en terminale qui m’avait conseillé de faire du droit et soutenant ce qu’elle m’avait dit en terminale ou j’ai eu l’idée à la fin du coup de ma première année d’histoire de regarder un petit peu les facultés de droit Et voilà j’avais suivi j’avais passé des rendez-vous avec des conseils d’orientation, pour ma part ça a pas été extrêmement porteur parce que voilà comme je vous ai dit j’étais un peu découragé mais il faut pas hésiter à ce renseigner, à Varien, on avait un centre d’orientation qui nous permettait de vraiment avoir des informations sur toutes les formations possibles et existantes et du coup et de pouvoir voilà vraiment voir toutes le fac qui existe et ce à ce moment-là, en faisant mes recherches dans le centre d’orientation j’ai vu qu’il y avait une formation du droit à distance qui s’appelle « QEVEC » je devais faire de base donc j’ai été aidé on va dire par les outils mis en oeuvre par par l’université mais aussi voilà par les conseils donc m’était soutenus par ma professeur de terminale.

Merci,

Fatima tu nous a dit que tu étais arrivé à l’âge de 2 et demi en France, je me dis que ça a pas dû être simple pour tes parents, cette arrivé en France.

Oui les circonstances dans lesquelles mes parents sont arrivés sont un peu spécial C’est vrai mes parents sont arrivés voilà J’avais ma petite sœur qu’en fait était malade Et donc ça c’était en fait ça à la raison principale de l’arrivée de ma famille en France, c’était pas du tout un départ qui était prévu initialement et donc ça a été une arrivée un peu difficile et voilà d’avoir tout reconstruire ici avec des enfants en bas âge Ça a pas été évident pour eux et donc c’est vrai que au début c’était assez difficile pour nous tous et donc voilà Donc on va dire qu’on étant très jeune Je savais que voilà c’était un peu difficile Parfois voilà mon père partait et revenez parce que voilà il devait enfin son installation partir revenir s’occuper des affaires en tout cas qu’il avait là bas et pour revenir ici même nous parfois voilà on partait quand même on était on revenait on était parfois un peu perturbé et tout en revenant, mais voilà en grandissant on a réussi à vraiment pouvoir s’adapter et vraiment se conformer à tout ça, mais c’est vrai qu’au début c’était pas forcément évident notamment pour mes parents.


Merci, Fatima.

Quels conseils donnerais tu aujourd’hui à un jeune qui vient plutôt d’un milieu modeste qui a envie de réussir ?

Alors le conseil que je donnerais c’est le premier conseil que je donnerai c’est ne jamais abandonner ou ne jamais croire que tu n’es pas assez bien pour accomplir ce que t’as envie d’accomplir Il faut partir du principe que on a de la chance Malgré le fait que biensûr sociologiquement ça peut être difficile de pouvoir accéder on peut penser c’est pas difficile de pouvoir accéder à telle ou telle profession ce qui est vrai en pratique Mais le fait est que on est dans un pays où l’école est quand même la même pour tous et tout le monde part sur un peu près on va dire une base égal, si tu me permets d’utiliser ce terme en terme de formation scolaire du moins du collège au lycée.

Donc à partir de ce moment là il faut en fait il faut se fermer aucune porte il faut foncé il faut pas hésiter à poser les questions il faut pas hésiter à être curieux il faut pas hésiter à même si ça prend du temps même si on a l’impression de déranger en posant des questions En fait on ne dérange pas puisque les personnes qui sont là pour aider les les autres  en terme d’orientation en terme de conseils le font avec plaisir et c’est leur rôle aussi il faut pas hésiter en fait à à poser des questions à vos professeurs avec qui vous avez de l’affinité a dans tous les centres dans tous les dans tous les accueilles un peu socio-culturel ou vous avez des conseillers qui peuvent voilà un peu vous orienter et vraiment y aller à fond donnez-vous les moyens de réussir il ne faut pas du tout se fermer les portes Il faut toujours se dire que dans la vie quand on veut quelque chose on peut l’obtenir avec beaucoup de travail il faut pas se le cacher non plus On a rien sans rien, le travail c’est la clé c’est-à-dire que moi je l’ai pu le voir au terme de mes études de droits ça a été des études très exigeants très difficile et et quand on voit qu’on travaille beaucoup et qu’on arrive pas forcément a  avoir des notes exceptionnel, alors que quand on se compare avec d’autres personnes voilà des gens qui arrivent à voir des 14 très facilement et en fait le secret c’est le travail, se dire que vous pouvez être né dans un milieu on va dire assez modeste et partir avec certaines un certain retard en terme de chances d’aboutir à telle ou telle poste parce que du fait de votre milieu mais en travaillant avec acharnement on peut vraiment réussir à combler et gommer ces écarts donc ne jamais abandonner et se donner les moyens de réussir.


Merci Fatima. Juste une dernière question donc du coup.

Tu seras normalement avocate dans un an tu vas te spécialisée en droit des affaires fusion acquisition c’est ça ?ou un autre domaine ?

Oui tout à fait je suis spécialisée en droit des affaires particulièrement en droit des sociétés et sur les opérations de société en fusion et acquisition de société mais on va dire que ma pratique ma spécialité comprend vraiment ce qui est corporate globalement et effectivement les opérations assimilé donc des opérations de fusion et acquisition.


Merci.

Une dernière question finalement. Est ce que tu tu as eu des expériences professionnelles ? Tu as eu des stages ? Est ce que ça a été important pour toi, si t’en a eu ?

Oui alors j’ai fait pas mal des stages Les stages sont très importants dans le domaine du droit puisque on va travailler dans une profession qui est très pratique Et finalement si on n’a pas d’expérience c’est très compliqué de pouvoir déjà d’une part avoir des master 2 puisque des études de droit en plus d’être difficile sont sélectifs et il faut pouvoir justifier de voilà, quand on candidate a tel Master 2, il faut pouvoir justifier pourquoi on candidate là donc un stage est important en la matière et même dans le cas de nos études nous devons faire des stages et notamment en master 2, on peut en faire avant et il y a également des programmes de alternance donc j’ai fait plusieurs stages dans des dans des cabinets d’avocats.

J’ai également travailler en étant jeune, j’ai fais pas mal de baby-sitting Voilà quand j’ai commencé quand j’avais 15 ans j’ai fait pendant au moins cinq ans, continuant dans le baby-sitting et voilà on va dire que j’ai toujours travaillé depuis mes 15 ans en parallèle de mes études donc ça aussi c’est possible de travailler en parallèle de ses études parce que c’est pas évident pour tout le monde de pouvoir financer les études tout seul Et voilà donc travailler c’était imposer En tout cas pour moi donc vous pouvez donc allier les deux Il faut juste toujours quand même pouvoir s’accorder le temps de travailler à côté enfin d’étudier et ensuite après, mais babysitting j’ai travaillé pendant pareil cinq ans dans une agence d’événementiel donc au début en tant qu’hôtesse et plus le temps est passé, je suis passé en tant que responsable pour ce qui était partie dressing et on va dire style de l’agence en tout cas dans la mission de l’événementiel donc ça était là aussi une belle évolution et c’est ça a été aussi une expérience que j’ai pu l’apprécier beaucoup parce que voilà ça m’a ça m’a apporté un peu du goût du travail et voilà C’est pas toujours évident d’aller travailler d’aller devoir, porter une uniforme, se maquiller etcetera, mais voilà on sait pourquoi on le fait, allier les deux études et travail c’est pas toujours facile mais pour moi ça a été quand même nécessaire pour me définir et sans ça je me considère comme étant quand même quelqu-un de travailleur parce que voilà j’ai pu expérimenté le monde du travail sur différentes manières.


Merci Fatima Donc si je comprends bien dans un an il faudra qu’on t’appelle maitre, exact ?

Oui c’est claire.

Ok donc on se donne rendez-vous dans un an maitre, futur maître et en tout cas merci beaucoup pour ce témoignage très inspirant. On a beaucoup appris sur la réorientation comme quoi il est toujours possible de se réorienté même si c’est très difficile.

J’espère que ce témoignage servira à nos auditeurs, j’espère aussi, merci beaucoup de m’avoir écoutée et vraiment le seul mot de la fin que que que j’utiliserai pour tous les auditeurs vraiment croyait en vous.

Merci Fatima a très bientôt.

A bientôt.

Un témoignage qui va vous plaire, on en est sûr !

Bon en fait on en mets plusieurs 🙂

Articles similaires :

4 COMMENTAIRES

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ascenseur Social, Association loi 1901.

Espace Profs/ Parents / Educateurs Appel à témoignage Le podcast Soumettre un témoignage Contact