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Témoignage de Marie Charlotte

Marie Charlotte a 30 ans et est aujourd’hui avocate dans un cabinet international à Paris en fusion acquisition.

Elle est originaire d’un milieu rural et modeste en Bretagne.

Elle a du travaillé durant toutes ces études tout en menant de front de brillantes études.

Elle nous parle dans ce podcat des aides qu’elle a reçu, de la fondation riché ainsi que du programme égalité des chances de l’essec.

L’entretien en résumé :

  • elle manquait de réseaux
  • elle a souvent eu l’impression de ne pas “avoir le droit” ou de ne pas être légitime
  • son principal défi : vivre avec 50€ par mois
  • Il faut travailler, persévérer et ne pas avoir peur d’etre seul
  • Quand on vient d’un milieu modeste et qu’on veut “réussir”, on est seul
  • Il ne faut rien lacher

Le podcast avec le témoignage de marie charlotte 🙂

Retranscription complete de l’interview

Bonjour Marie Charlotte, peux-tu te présenter qui est tu ? Que fais-tu dans la vie ?

Bonjour, Fabien, je m’appelle, Marie-Charlotte Mevel, j’ai 30 ans, je suis avocat dans un cabinet anglo-saxon à Paris, depuis bientôt plus de cinq ans.

Merci Marie Charlotte. Peux-tu nous parler un petit peu de tes études ? Comment ça s’est passé au collège, lycée, puis ensuite les études supérieures ?

Donc j’ai commencé mes études en Bretagne parce que je suis d’origine bretonne, j’habitais dans le Sud Finistère, du côté de Quimper au bord de l’eau, j’ai fait mon collège, puis mon lycée.

J’ai commencé assez rapidement à travailler au lycée dès la première S, parce que donc j’ai fait première et terminale S, donc scientifique et ensuite j’ai continué en licence de droit à la faculté de Quimper parce que je n’avais pas d’autre choix et c’est par la suite que je suis allé à Paris à partir du master 1 et donc ensuite, j’ai enchaîné master 1 master 2, l’école du barreau et l’ESSEC à Paris.

Merci Marie Charlotte, justement, au niveau de tes études, est ce que tu étais plutôt bon élève, moyenne élève ? Est-ce que tu peux nous détailler un petit peu, comment, comment ça s’est passé ?

Alors j’étais très bonne élève. J’ai toujours été dans les premières de la classe, si ce n’est pas la première, pour moi, c’était hyper important d’avoir toujours d’excellents résultats, de travailler au maximum. Je visais toujours entre 18 et 20, typiquement, pour moi, avoir 16 de moyenne, c’était clairement un échec.

D’accord très ambitieux. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ta carrière? Des premières expériences jusqu’à Aujourd’hui ?

Oui, alors ma carrière, elle a commencé très tôt parce que j’ai commencé à travailler, j’avais à peine 17 ans, donc j’étais en première S, j’étais déjà un peu plus qu’à Mi-temps, parce que je travaillais le vendredi soir, après lycée, samedi soir et dimanche, alors mon premier job uniquement le soir et puis finalement toute la journée assez rapidement, tandis que toutes les vacances scolaires donc j’étais d’abord serveuse dans un restaurant, puis barmaid dans un autre restaurant, et puis donc ça a duré cinq ans, de ma première S à la fin de ma licence pour économiser un maximum d’argent pour pouvoir quitter la Bretagne et faire des études un petit peu plus loin que chez mes parents, parce que là où ils habitaient, même aller faire des études à Rennes ou à Brest, c’était complètement illusoire parce qu’il aurait fallu que je me paye un appart que je sois complètement autonome financièrement.

Donc je n’ai pu que faire la fac de Quimper, qu’elle était une très bonne fac, je ne regrette pas du tout ce choix et ce parcours et donc ensuite je suis allé à Paris et là, j’ai arrêté de travailler, mais assez rapidement, j’ai eu des stages dans le cadre de mes études, et puis enfin, je suis devenue avocate une fois le concours du barreau passé et réussi.

Merci, peux-tu nous dire ce que faisaient ou font tes parents ?

Alors ma maman était… elle était mère au foyer. Ensuite, elle a fait des ménages etcetera, et aujourd’hui elle est claire de notaire.

Donc elle travaille dans une étude notariale et son ex-mari, lui, était chauffeur poids lourd, mais assez rapidement, ils vont divorcer et donc on a, on a plus de nouvelles, en fait.

Est-ce que tu estimes avoir pris l’ascenseur social ?

Oui.

Est-ce que tu peux détaillé qu’un petit peu ?

Oui. Alors là, l’ascenseur social, c’est assez, c’est un concept assez générique qu’on peut y mettre énormément de choses.

Moi, l’ascenseur social, il a commencé toute jeune en ayant des bonnes notes, ça m’a permis de me démarquer et de faire partie d’un cercle, alors un cercle scolaire à l’école, c’est beaucoup bien, mais déjà, le fait d’avoir des bons résultats, ça m’a permis d’être vue différemment par les professeurs, d’avoir une écoute plus attentive, un regard différent et peut-être un peu plus de soutien, et ensuite c’est passé par le travail, le travail, que ce soit pour les études, pour réussir, mais aussi par le travail le week-end, le fait de rencontrer des gens, le fait de discuter, de voir un autre milieu que le milieu modeste pour ne pas dire pauvre, qui était le mien.

Donc ça m’a permis de m’ouvrir aux autres et de voir que d’autres modèles existait et qu’en tout cas l’avenir était vaste et donc assez rapidement, en fait, j’ai vraiment pu prendre l’ascenseur social au moment pù je suis arrivée à Paris, parce que en Bretagne, il existe en tous cas à ma connaissance et à l’époque ça peut être changer, mais à mon niveau, à l’époque, on pouvait pas parler d’ascenseur social en Bretagne, en toute cas pas comme moi, je le souhaitais, et et ça correspondait pas à mes ambitions, donc il a vraiment fallu que je parte à Paris et ensuite à Paris, là, j’ai découvert, voilà, j’ai rencontré des gens et à la fois à Nanterre, puis à l’Essec, on en parlera peut-être un peu plus, mais effectivement, à Paris, j’ai rencontré des personnes et des associations qui m’ont permis réellement de prendre l’ascenseur social.

Justement, c’était la question d’après c’était est ce que tu avais des personnes en ton entourage qui t’ont aidé à prendre l’ascenseur social ? Peut-être des profs, parents, amis ou même des personnes que tu admirais ?

Oui, effectivement, ce sont toutes ces personnes à la fois, c’est d’abord, ma maman qui m’a toujours donné envie de réussir, d’être ambitieuse et qui m’a beaucoup poussé quand j’étais jeune ensuite, c’était l’école avec effectivement, quand on est bon élève, des profs qui étaient là et qui était à l’écoute, et ensuite, comme je disais, les personnes que j’ai rencontrées en travaillant avec justement cette mixité sociale, mais surtout en fait en arrivant à Paris avec la fondation Riché qui est une fondation en fait présent à l’université Paris Nanterre, c’est une fondation, donc… on doit se présenter, on doit pitcher, je sais plus comment on dit en français… on doit candidater pour faire partie de cette fondation et donc c’est sur critères sociaux et sur le bulletin de note.

Donc il faut à la fois avoir une mention pendant tout son cursus du lycée jusqu’à la licence de droit et puis être boursier et donc cette fondation, une fois qu’on a passé un certain nombre d’oraux, on a rencontré les membres avec qui on est ami, on a un parrain, une marraine, une bourse… a mon époque, tout le monde n’avait pas la Bourse, mais aujourd’hui, la bourse a un petit peu diminué pour tout le monde puisse l’avoir, et donc l’idée, c’est que les anciens de la fondation qui sont aujourd’hui soit toujours étudiants, soit directeur juridique de société, avocat…ce sont tous des juristes, puisse aider les nouveaux arrivants à Nanterre en master I et puisse les coachés, leur donner des conseils sur leur orientation, les aider sur leur CV, leur lettre de motivation et même tout simplement les écouter, leur parler et les soutenir dans cette période, le master I master 2 qui peut être difficile, notamment comme moi, quand tu  viens de province et qu’on arrive un peu avec sa petite valise à Paris, qu’on est un petit peu perdus, c’est très bénéfique et ça fait beaucoup de bien d’avoir ne serait-ce qu’une une oreille, une oreille attentive dans cette université de Paris Nanterre qui est très vaste.

J’ai eu d’abord ce premier coup de pouce de la fondation Riché, qui m’a ensuite mené vers L’ESSEC, le programme égalité des chances et alors ce programme est absolument formidable.

Ce programme, en fait, m’a permis de faire une Prépa, donc c’était le week-end, elle était gratuite et elle permettait de préparer au concours passerelles des grandes écoles, donc grandes écoles, ESSEC, HEC, ECP, AUDENCIA… tout un tas de grandes écoles qui permettent de peut-être intégré après la licence.

Et donc j’ai pu avoir cette prépa offerte, on s’est préparé au TAGE MAGE, on s’est préparé au TOIC, on a fait des entretiens, des simulations d’entretiens, c’était vraiment extrêmement utile et pareil, on avait vraiment un soutien, un écoute, une équipe dédiée et organisé et donc cette… au-delà de la préparation purement scolaire, de cette organisation, c’est également… ça va bien plus loin parce que l’ESSEC est vraiment très engagée pour l’égalité des chances, et moi j’ai intégré l’ESSEC parce que donc j’ai été reçu en plusieurs grandes écoles, compris ESP, L’EM. Lyon,  mais il y a que l’ESSEC qui était disponibles parce qu’en fait, mes parents ne pouvaient pas se porter caution pour mon prêt étudiant et en fait l’ESSEC, au-delà de cette association, a un système de financement avec une banque, c’est le LCL. Et donc on peut avoir un prêt étudiant sans caution, parce que moi, je me suis retrouvé dans la situation où j’étais prise en plusieurs grandes écoles, mais aucune banque ne pouvait me prêter, donc je ne pouvais pas… j’étais reçue, mais comme je pouvais pas financer mon master à L’ESSEC, que tout autre école, je pouvais tout simplement pas payer ma formation et seule l’ESSEC grâce à leur partenariat bancaire m’a permis d’intégrer cette école, donc là ça a été le vrai ascenseur social, parce qu’une fois qu’on entre l’ESSEC, forcément, le CV change, les perspectives changent et là, j’ai pu, j’ai pu enfin accéder  a…voilà au stage que je souhaitais, et puis ensuite aux premières embauches dans les cabinets d’avocats que je convoité.

Génial, j’ai juste une question. Est-ce que tu me parlé de la fondation ? La fondation s’appelle comment ? Est-ce que tu peux peut-être épeler pour que comme ça nous aussi… ?

Oui, la fondation RICHE, c’est une fondation qui a été créé par monsieur et madame RICHÉ et leur fils étaient également étudiants en droit à Nanterre et donc un jour il a interpellé ses parents en leur disant écoutez, était déjà très impliquée dans tout ce qui était caritatif et notamment avec les enfants de Manille,  ils avaient une association pour les enfants Manille aux Philippines et donc leur fils leur avis, voilà il y a des étudiants allons terre voilà on a beau être en France, ils ont besoin d’aide, certains ne manges pas forcément à leur faim ou en tout cas ont des besoins et donc l’idée est partie de la, donc c’est vraiment pour les étudiants à Nanterre en droit, donc à partir du master I que ça soit un master en droit des affaires, droit social, droit international.

Donc c’est ouvert à tous les étudiants en Master I à Nanterre, qui ont peu de revenus ou pas de revenus, en tout cas qui sont boursiers et qui ont des très bons résultats scolaires. Il y en a de mémoire dix étudiants qui sont soignés.

D’accord merci. Est-ce que tu peux aussi peut-être expliquer, pour les jeunes qui nous écoutent ce qui est le concours passerelle, le TOIC pardon et le test TAGE MAGE ?

Oui alors ce concours passerelle… alors comme beaucoup… enfin moi c’était le cas du fait de mon parcours, je n’ai pas pu à l’issue du bac, faire une prépa grande école, ce n’etait pas possible, il fallait que je travaille, que je gagne ma vie, donc je pouvais pas et être à mi-temps dans la restauration et être en prépa.

Donc j’ai choisi la voie la moins chère qui est la voix de l’université, l’université en droit, ça aurait pu être aurait pu être un autre parcours, mais en tout cas,  l’avantage du droit, c’est que ça permet d’avoir quand même une bonne formation gratuite ou quasi gratuite et de pouvoir quand même, faire derrière des métiers, des métiers qui me plaisait, il y a des magistrats, les avocats, tout métier qui m’intéresser.. c’est donc à l’issue de ces trois premières années, alors ça peut être la fac, DUT en tout cas, il faut une licence et donc à l’issue de cette licence, on peut faire un concours passerelle. Donc il permet aux étudiants de rejoindre des parcours grandes écoles qui n’ont pas pu rejoindre post prépa, qu’ils n’ont pas eu, alors soit les moyens soit les résultats escomptés pour faire une prépa et donc il y a principalement deux étapes. Il y  a d’abord des écrits, ensuite des oraux, mais sur qu’il y a une première phase de dossier et cette phase de dossier est  assez  lourdes parce que pour pouvoir présenter un dossier au-delà de la lettre de motivation, du C V, de la copie de tous les bulletins scolaires depuis le lycée…il faut également avoir un certain niveau au TOIC ou TOEFL, ils sont deux examens en anglais parce qu’il faut être parfaitement ou quasi parfaitement bilingue en anglais pour passer ce concours et pour pouvoir être reçu en grandes écoles.

Donc ça, ça peut être un challenge, et ensuite le Tage Mage qui est un concours, alors c’est un QCM mais assez difficile.

Ce sont de mémoire, des épreuves de 20 minutes, on n’a pas le droit de revenir en arrière, et il y a de la compréhension de texte, de la logique, des maths…il y a tout un tas d’épreuves assez complexes et assez pièges où quand on réussit, on a + 4 points, quand on ne réussit pas, on a-2, on a 0, si on répond pas et une et une fois les vingt minutes pas, c’est qu’ils ne sont clairement pas suffisants pour remplir toutes les questions, on doit passer à l’épreuve suivante sans pouvoir revenir en arrière.

Donc c’est vraiment une, c’est vraiment une épreuve où il faut être préparé, il faut en faire des dizaines, des centaines…voilà, on peut pas passer le TAGE MAGE, sans être vraiment entraîné très à l’avance, et donc, une fois qu’on a un certain niveau, que ce soit au TAGE MAGE ou TOIC, on a un score, Il faut avoir un score minimum pour pouvoir déposer un dossier auprès les grandes écoles.

Ensuite, en général, il y a un écrit, préparé par la grande école, puis un orale.

D’accord. Et tu dis qu’après l’ESSEC, Qu’est-ce que tu as fait après ton master 2 de droit ou t’as fait un double cursus en parallèle.

Alors en fait, j’avais le choix et finalement, après 5 ans de droit et le, CRSPA. Je savais que j’avais encore deux ans d’école d’avocat derrière moi, j’ai choisi de faire un master spécialisé, de ne pas reprendre le parcours en école, qu’il nécessitait encore 2 ans, quasiment 3 ans avec les stages et les expériences à l’étranger. Ça me rallonger  en fait de trois ans, de grandes écoles, puis l’école d’avocat et j’avais vraiment très envie de retrouver le chemin du travail et d’avoir un salaire, donc je n’ai pas eu, je n’ai pas eu l’envie de recommencer, en tout cas de suivre le parcours en école, j’ai préféré le master spécialisé en un an et demi

D’accord, okay. Quelles ont été les défis auxquels tu as dû faire face du fait de ton milieu social d’origine ? Et comment les As-tu surmonter ?

Alors les défis, ils continuent encore aujourd’hui, c’est loin d’être fini parce que notre milieu social on a beau, on a beau partir, on en vient quand même et c’est quand même notre base et notre éducation, les défis principaux, c’est le manque de réseau souvent, le fait de ne pas être à l’aise, d’avoir souvent l’impression de ne pas avoir le droit ou de ne pas être légitime dans tout un tas de circonstance et d’occasions.

Donc ça, c’est le défi principale, c’est se dire, moi aussi j’ai le droit, moi aussi j’ai ma chance et pourquoi pas moi ?

Donc ça, c’est… c’est d’abord un défi psychologique, et puis ensuite, le défi principale est le nerf de la guerre c’était l’argent, c’était le budget. Moi, je vivais avec moins 50 euros par mois pour manger…Donc ça, ça a été le défi principal, et malheureusement, à un moment donné, il faut faire le choix entre poursuivre des études et ne pas pouvoir avoir de travail à côté et ne pas manger versus avoir un petit boulot à côté, mais potentiellement, ne pas pouvoir avoir l’école ou la réussite tant convoitée. Et c’est d’autant plus frustrant quand, quand on sait qu’on a les possibilités, donc le vrai challenge, c’était psychologique, financier, et puis finalement, se dire, voilà, je prends sur moi et je travaille, je travaille, je travaille, je travaille encore et un jour, un jour ça paiera.

Moins de 50 euros par mois c’est vraiment dur, comment t’as réussi à le faire, je ne sais pas… Est-ce que tu as des tips? Comment t’as réussi à à gérer avec moins de 50 euros par mois? Parce que moi je ne sais pas, par exemple…

C’est assez simple, c’est un découvert bancaire, et bien manger…

Ou manger des pates quoi…

Même pas, je mangé des pommes.

D’accord….

Non, non, mais c’est extrêmement compliqué, bon, après on a un peu d’aide à droite à gauche, mais clairement il n’était pas question d’aller manger au restaurant, il n’était pas question de s’acheter une cannette de coca dans un distributeur, c’était vraiment le moindre centime d’euro étaient comptés clairement.

Comment as-tu expliqué à ton entourage tes choix d’études, de carrière… est-ce qu’ils ont compris, est-ce que ça a été simple ou pas ?

Ça été à la fois très simple est très compliqué, mes choix d’études, alors j’ai pas vraiment fait le choix, ça m’a été imposé parce que, n’ayant pas les moyens, il a fallu que je me tourne à une formation gratuite donc, qui dit formation gratuite dit à la plupart du temps la fac donc moi j’ai choisi la fac de droit alors que je voulais faire une prépa pour entrer en école de commerce en grande école de commerce, donc ce choix la a été a été compris, et puis la fac de droit tout le monde connaît, là où c’est un peu corsé c’est quand j’ai commencé à parler de passerelle, de concours, de de TOIC, de TAGE MAGE, de grande école alors tout le monde connais HEC, moi typiquement chez moi il connaissait pas L’ESSEC, il connaissaient pas l’ESCP, il connaissait pas l’EM Lyon.

Une fois qu’on avait parlé de l’école nationale de la magistrature, du métier d’avocat, de Polytechnique ou de devenir ingénieur, ça s’arrêtait à peu près la dans le scoop de ce qui existait comme formation.

Donc clairement, en fait j’ai fait mes choix à un moment donné seule, tout simplement parce qu’autour de moi personne ne connaissait tout simplement, ça n’existait pas.

C’est souvent ce qui ressort en fait c’est le manque de référence et c’est aussi pour ça que ce podcast existe, c’est pour donner des références aux jeunes qui nous écoute.

Tu as dit que tu étais avocate, aujourd’hui, tu as une spécialité ?

Oui, je suis avocate en fusion acquisition.

D’accord, fusion-acquisition, okay. Quels conseils donnerais tu aujourd’hui à un jeune qui a envie de réussir et de prendre, entre guillemets, l’ascenseur social ?

Le premier conseil que je lui donnerais, c’est de travailler, de continuer à travailler, de persévérer et de surtout pas avoir peur d’être seul et parce que la réussite passe par la solitude, même presque par une petite part d’égoïsme, c’est-à-dire se retrouver seul avec soi-même face à soi-même et c’est voilà, Je vais y arriver, Je n’écoute pas autour de moi… voilà, je sais ce que je veux et je continue et j’avance et j’ai pas peur de travailler, j’ai pas peur de continuer, de faire cavalier seul, souvent par ce qu’on est seul, quand on veut réussir, on se trouve, on se retrouve très seul.

On est seul parce qu’on n’a pas envie de sortir et de faire la fête, on est seul parce qu’on doit réviser, on est seul parce qu’on est très stressé, et les gens ne comprennent pas forcément.

Donc voilà, il faut, il faut travailler, il faut persévérer, c’est super dur, mais surtout il faut rien lâcher, c’est plus important parce que si on a vraiment envie de réussir, si on travaille, qu’on respecte les autres et que l’on a une bonne, une bonne image, parce que l’on reflète une bonne image, on peut y arriver… peu importe d’où on vient, on peut réussir.

Merci beaucoup Marie Charlotte pour ces témoignages très inspirant et ce très beau parcours.

L’anecdote

Tu vois le fait que un truc auquel j’ai jamais pensé en fait, c’est effectivement pour faire un prêt étudiant, il faut une caution et c’est vrai que ça, c’est un fait.

Mais c’était fou. J’ai passé, j’ai passé une journée à faire le tour des banques elle m’ont toutes dit non? Ouais, mon truc dit si personne cette caution, c’est la possible. Et là, enfin, c’est vrai que ces anecdotes, j’aurais pu en parler. Mais c’est assez drôle et qu’on avait dit. Le seul moyen d’avoir un prêt, c’est que vous nous donniez la somme du pret avec un peu plus pour les frais et que vous nantissiez cette somme sur un compte bancaire. Mais attendez si j’avais cette somme à vous donner, je ne vous demanderai pas cette somme. En fait, il me demandait la somme en échange de me prêter la somme. C’est tellement fou !

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