Catégories
Ascenseur social Témoignages

Témoignage de Nassim

Nassim est aujourd’hui cadre dans un groupe mutualiste. Il vient de Chelles dans le 77 et après un parcours scolaire normal en balieu parisienne a intégré la prestigieuse école Sciences Po Paris.

Dans cet interview, il aborde les points suivants

  • 1 étudiant du supérieur sur 10 est enfant d’ouvrier alors que cela représente 35% de la population
  • Son engagement dans le secteur associatif et chez Ambition Campus
  • Son entrée à Sciences Po
  • Les profs qui l’ont soutenu durant son année de terminale

Ses conseils

  • Lire la presse car on améliore sa culture générale, son orthographe et ses capacités rédactionnelles
  • Travailler son expression orale
  • Aller au bout de son projet ( Définir les étapes, se renseigner et surtout définir un projet)

Retranscription complete

Bonjour Nassim peux-tu te présenter qui est tu ? Que fais tu dans la vie ?

Bonjour, Nassim Larfache, je suis actuellement chargé d’affaires publiques dans un groupe de protection sociale ou j’assure tout le déploiement régional de notre stratégie d’influence.

Merci Nassim. Peux-tu nous dire d’où tu viens ?

Alors j’ai un parcours à la fois assez simple qui est ponctué par pas mal d’engagement associatif.

J’ai intégré Sciences Po en 2013, il y a la fameuse convention d’éducation prioritaire qui avait été mis en place en 2001 afin de permettre à des jeunes issus de quartiers défavorisés, des quartiers populaires d’intégrer des grandes écoles, ensuite j’intègre sciences Po en 2013, du coup je réalise un cursus en 5 ans ponctués par une année à l’étranger ou je sors diplômé de l’école des affaires publiques et plus précisément d’un master en politique publique avec une spécialisation sur les questions d’administration publique.

D’accord. Peux-tu nous décrire un petit peu ton parcours au niveau des études, comment s’est passé au collège, lycée, études supérieures ?

Alors j’ai un parcours, qu’il se qualifierai en sorte un peu exponentiel avec une progression tout au long au collège assez simples, passionné par le football donc pas spécialement attirée par les questions scolaires, au niveau du collège en plus une volonté de m’épanouir dans le football donc un brevet obtenu sans non, souvent et finalement par la suite toujours en continuant le football, comme quoi les deux peuvent se cumuler, je commence à m’intéresser à l’école notamment à travers un intérêt pour la chose publique et plus généralement pour le monde politique à travers l’histoire politique, l’économie, les relations internationales.

Donc j’ai un parcours assez en ascension très clairement parce que par exemple je tiens un brevet sans mention je fini avec un bac mention bien obtenu en 2013, à partir de là j’intègre Science Po pour 5 années entre  2013 et 2018 ou la, vraiment, pour le coup je m’épanouis puisque Science Po propose notamment trois ans en cursus pluridisciplinaire ou on a l’occasion d’étudier différentes matières; l ’économie, l’ histoire, la science politique, la sociologie, les relations internationales tt finalement je me consacre très pleinement aux questions politiques à travers le master affaires publiques à sciences Po d’où je sors un diplômé en 2018.

Donc voilà un intérêt pour l’école et les questions scolaires qui a été en ascension jusqu’à finir diplômée en 2018.

Tu nous a dit qu’il avait une convention prioritaire je crois avec Sciences Po. Peux-tu nous expliquer comment ça se passe, est ce que c’est lié à l’établissement où tu étais où tu étais d’ailleurs, ou si tu peux nous dire d’où tu viens au au niveau géographique par exemple ?

Ouais, alors moi je je viens Chelles dans le 77 donc qui est plutôt une ville assez importante frontalière du 93 qui est une ville de quartiers prioritaires de la ville. Alors la convention d’éducation prioritaire de Sciences Po, elle a été mise en place en 2001 et repose sur un fait qui est très largement connus qui est théorisé qui est illustré par différents sociologues qui est celui d’inégalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur juste pour donner un chiffre pour placer le cadre aujourd’hui seulement un étudiant sur dix à l’université est enfants ou fils d’ouvrier alors que les ouvrier représente alors que les enfants d’ouvrir représente grosso modo de 35 % des jeunes de 18 à 24 ans. Donc on a vraiment une disparition de cette catégorie de la population dans l’enseignement supérieure. Donc pour la convention d’éducation prioritaire  à la vocation à répondre modestement mais a prendre pas à cette problématique, juste par à la mise en place en classe de terminale durant une année scolaire entière de la préparation aux concours de Science Po Paris Alors un concours assez parallèles qui va s’organiser avec deux oraux : 

un oral d’admissibilité un oral d’admission, pour préparer l’oral d’admissibilité les étudiants donc l’étudiant qui n’est pas encore étudiant qui est lycéen qui se prépare un dossier de presse sur un sujet d’actualité À titre d’exemple moi je l’avais préparé sur une crise que traversé la droite française donc durant l’année 2012/2013 après la défaite aux présidentielles.

Donc là on a un travail de journaliste classique qui est de la retranscription d’information et un travail plus d’éditorialiste Pardon que je qualifierais qui est plus une analyse en profondeur de cette crise

Après on passe notre oral d’admissibilité une fois qu’on est déclaré admissible on passe le fameux orale d’admission de Science Po qui est l’oral que tous les étudiants admissibles a Science PO il y a la procédure international, il y a la procédure classique où il y a la convention d’éducation prioritaire sont amenés à passer.

Tu nous a donné un chiffre intéressant un étudiant sur dix est enfants ou fils d’ouvrier dans les études supérieures Était-ce ton cas ?

 Oui alors oui,

oui moi je suis enfant d’ouvriers, sans rentrer dans les détails, mais par exemple mes mes deux parents sont pas bachelier donc c’était bien évidemment mon cas et que j’ai pu passer par la convention d’éducation prioritaire.

Merci, qu’est-ce que l’ascenseur social pour toi, et comment s’est-il exprimé dans ton cas ?

Alors l’ascenseur social il peut prendre, selon moi c’est des décisions très personnel, ça peut prendre différentes formes On peut voir l’ascenseur social comme il l’ascension d’un point de vue financier parce qu’on gagne plus que nos parents, ça peut être également au niveau du diplôme au niveau intellectuel au niveau culturel donc différentes formes et l’ascenseur social dans mon cas il peut s’illustrer par l’accepte simplement à l’enseignement supérieur et aux grandes écoles en effet puisque en sociologie citons par une définition assez classique d’une progression entre catégories socioprofessionnelles cela s’illustre parfaitement aujourd’hui, j’ai 24 ans je suis je suis déjà cadre grâce à du coup à mon parcours et je viens pourtant d’un milieu plus ouvrier et non diplômés même pas du baccalauréat.

Bravo pour ton parcours. Est ce que tu as des personnes dans ton entourage qui t’ont justement aider à prendre l’ascenseur social ? Peut-être un prof, tes parents, des amis ou même des personnes que tu admirais ?

Bien évidemment, personnellement je pense pas au principe de réussite individuelle alors les fait toute réussite et selon moi collective ou du moins elle est soutenue par l’intervention de différentes personnes, moi j’ai eu la chance durant ma classe de terminale d’avoir deux profs qui m’ont particulièrement soutenu dans la préparation de Science Po, qui m’ont motivé après par exemple, pas que Science Po, que vraiment à m’orienter vers des études vers des études supérieures par la suite pour tenter d’intégrer Sciences Po j’ai rencontré également des professionnels qui m’ont accompagné ça très clairement dans la préparation de Science Po, les manières de s’exprimer Comment lire la presse moi J’étais féru de politiques comme je le disais Et pourtant lire la presse c’était pas l’un de mes premiers réflexes Aujourd’hui c’est dans mon quotidien et j’ai même plus l’impression de prendre du temps à lire la presse, tellement c’est rentré dans mon quotidien et c’est un peu C’est un peu cette thése que j’ai souhaité transmettre à mon tour en intégrant l’association Donc ça c’est son « ambition Campus » tout J’étais président pendant deux ans et j’étais membre de deux mille treize à deux mille Dix-huit ou chaque année on a accompagné environ une centaine de lycéens issu de ces quartiers populaires pour les préparer au concours des grandes écoles.

Tu nous parles de l’association Ambition campus. Est ce que cette association existe toujours, et si un jeune lycéen veux les contacter ce que c’est toujours possible ?

Bien entendu l’association existe toujours et à continuer à grandir un peu juste pour donner quelques chiffres, moi quand je l’ai rejoins en 2013 on accompagner environ 50 lycéens issus de 10 lycées, en 2018, On est sur 17 lycées en banlieue parisienne exclusivement dans les banlieues parisiennes, pour des problèmes de ressources, on accompagne chaque année environ 100 lycéens.

Cette association elle existe toujours et je recommande vraiment tous les lycéens qui se ramenait à écouter ce podcast a intégrer l’association Admission Campus si soit préparé Sciences Po et également s’il ne sait pas préparer Science Po pourquoi parce que durant une année on a construit un modèle d’aide personnalisé pour le lycéen on va lui donner les bases pour analyser le monde quand on parle donc c’est-à-dire lectures de presse des stages de culture générale également d’autres bases comme s’exprimer à l’oral quelque chose qui est fondamental que vous fassiez Science Po, que vous fassiez du droit tout ça sur de l’économie que vous vouliez être un scientifique dans un domaine s’exprimait alors reste ça reste quand même une base, on se rend compte que finalement après ce module de préparation qui s’étend sur toute l’année ce terminal le lycéen est prêt pour l’enseignement supérieur que ce soit.

Donc évidemment l’association est concentré à Science Po Mais même les lycéens qui vont pas à Science Po à la fin d’année pour suivre des parcours d’exception et surtout des parcours d’excellentes dans d’autres filières.

Quelles ont été les défis auxquels tu as dû faire face du fait de ton milieu social d’origine, et comment les as-tu surmonter ?

Les défis issus de mon milieu social Ils sont assez prégnant ils sont je vais pas inventer l’eau chaude puisque c’est des travaux qui sont largement théorisé c’est bien évidemment premièrement peut-être le déficit de ce qu’on qualifie de culture générale bien que ça a quand même une théorie que tu vois à remettre en cause parce que qu’est-ce que la culture génerale, mais c’est surtout je pense c’est un défi méthodologiques,c’est vrai qu’en intégrant Sciences Po on vient d’un lycée qui est donc conventionnés qui est dans les quartiers populaires tels que les attentes, les exigences en matière de rendu ne sont pas les mêmes et on se retrouve confronté à des personnes qui ont fait des lycée d’excellence qui ont fait des prépas pour intégrer Science Pi, donc moi j’ai tous ces défis vraiment en première année assure fois a résoudre ce problème écologique c’est à dire que la ou des personnes pouvaient passer deux heures à faire un exposer Moi j’étais plus sur une semaine il y avait pas vraiment ses réflexes méthodologiques, c’est des réflexes qui ensuite j’ai pu acquérir en fonction de mon parcours passage en deuxième année sans redoublement C’est vraiment des problèmes méthodologiques qu’on peut résoudre mais ça demande plus de travail Donc c’est des problèmes assez classique d’une personne venant lycée conventionné de Science Po.

Tu as dit que tes parents n’étaient pas bachelier. Comment As-tu expliqué à tes parents, à ton entourage tes choix d’études et tes choix de carrière ?

En ce qui concerne mes choix de carrière, bien que mes parents était pas mâché ils avaient quand même toujours l’envie, et peut-être était encore plus parce qu’ils arrivent peut-être du fait de leur pression de non bacheliers à mesurer l’importance du diplôme dans leurs fonctions, quand tu vois leurs collègues, quand tu vois les directeurs des entreprises dans quel mesurer l’importance de ce diplôme donc c’est finalement un choix que mes parents m’ont poussé à apprendre sans me mettre excessivement de pression et qu’ils ont évidemment très facilement accepté avec quand même une certaine fierté de voir un de leurs enfants faire des études supérieures.

Bon depuis maintenant il y en a y en a deux de plus puisque je suis grand frère d’une une petite série d’un petit frère eux également suivent des parcours universitaire.

Merci.

Quels conseils donnerais tu aujourd’hui à un jeune qui a envie de réussir ?

Le conseil primordial a un jeune qui a envie de réussir c’est d’aller au bout, c’est d’aller au bout de différentes manières c’est d’aller au bout, tout d’abord en se renseignant, aujourd’hui on a un vrai défi c’est l’information On a beaucoup de jeunes de jeunes que j’ai suivi à travers ambition Campus qui disent grosso modo, oui j’ai envie oui j’ai la foi, oui je veux vraiment en réussir professionnellement sans savoir où ils veulent réussir.

Donc c’est vraiment de définir un projet définir un cadre sur lequel le jeune peut s’appuyer c’est-à-dire de voir où le jeune veux aller très précisément Et ensuite d’ajouter finalement a ce point d’arrivée les différentes étapes genre peut-être que Pour arriver à la fin je vais devoir passer par une fac de droit Je vais devoir passer par Science Po, je vais devoir passer par une prepa. Il faut vraiment se fixer un cadre à son projet, une fois qu’on a ce cadre-là on peut se renseigner, donc avec des associations qui peuvent vous aider comme là je fais ma pub mes Ambitions campus qu’on a un large panel d’intervenants de professionnels donc des mises en contact très facile, une fois qu’on a fixé ce cadre-là, le jeune est plus en mesure de s’épanouir et de répondre aux différents objectifs.

 Merci Nassim.

Pour conclure est ce que tu as des conseils des tips des points en fait que tu voudrais partager avec nous et qui pourrait aider les jeunes qui sont qui sont actuellement au lycée ?

Le conseil primordial, les deux conseils mais quand même deux conseils , premier conseil c’est lire la presse, moi je pense que lire la presse ça répond vraiment un objectif très global  ça moi ça m’a permis dans mon cas très personnel de m’améliorer mais surtout les aspects on pense à la culture générale mais on pense également à l’écriture au fautes d’orthographes aux manières de rédaction.

Vraiment lire la presse lire des sujets qui vous intéresse quand je dis la presse sa pêut être sportive ça peut être te renseigner sur les matchs du PSG comme c’était mon cas mais également lire la presse surtout pour s’améliorer sur tous ces aspects et également centre s’entraîner à l’expression orale. Oui je sais que y a des problèmes de timidité, il y a des personnes qui sont pas à l’aise à l’orale, différemment quelque chose qui se travaille, il y des structures qui existe et à partir de l’expression orale on peut vraiment réaliser beaucoup de choses ne serait-ce que se fait que beaucoup de réformes aujourd’hui mis en place par l’éducation nationale ont tendance a insisté sur l’expression orale.

Merci Nassim un très beau parcours et nous espérons que les auditeurs apprécierons cet interview.

Merci à vous.

Découvrez nos autres témoignages très inspirants :

Articles similaires :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *