Témoignage de Cecile

Témoignage de Cecile

cecile ascenseur social témoignage

Résumé de l’épisode 20 du Podcast l’ascenseur social – Cécile

Cécile a 27 ans et est journaliste à la TV.
Elle a grandi dans une cité de banlieue parisienne.
Elle était bonne élève et a choisi de s’orienter vers un bac ES.
Elle devient la 1ère de sa famille à avoir la baccalauréat.
Après, elle fait une licence information communication à l’université Paris 8.
En 3ème année, elle décide de passer les concours aux écoles de journalisme.
Elle se fait aider pour cela par l’association « La Chance », association qui aide les boursiers dans leur préparation aux concours de journalismes.
Elle est reçue à l’IPJ (https://www.ipj.eu/) et fera ses 2 années de Master en alternance.
Dans cet interview, elle nous parle du soutien de l’association la chance, de culture générale et de capital culturel, du début dans le métier de journalisme, de mixité sociale, de l’importance du soutien des parents…

L’interview

Transcription complète de l’interview de Cécile

Présentation de Cécile

Bonjour Cécile, peux-tu te présenter ? Qui est tu ? Que fais-tu dans la vie ?

Bonjour, je m’appelle Cécile, j’ai vingt-sept ans et je suis journaliste à France 3 Régions

Je m’occupe de poser des questions à des interlocuteurs, de faire des directs, des duplex, et je fais aussi de la caméra. Il m’arrive des fois de filmer donc c’est un métier assez varié.

Est-ce que tu peux nous dire d’où tu es originaire et où tu vis aujourd’hui ?

L’environnement où Cécile a grandi

J’ai grandi dans une cité de banlieue parisienne, et j’y ai passé toute mon enfance.

Je n’ai pas fait toute ma scolarité dans ce quartier parce que c’était un quartier assez difficile.

Dans ce quartier, il y avait par exemple des conflits avec d’autres quartiers. Il y avait aussi les poubelles et les voitures qui brulent, et ça faisait parti de notre quotidien. Ça arrivait tellement souvent qu’on y faisait même plus attention… Il y avait aussi régulièrement des conflits, des règlements de compte à l’arme à feu ou à l’arme blanche, des trafics de drogue etc…

Son environnement aujourd’hui


Maintenant, je vis dans un tout autre endroit… ça a bien changé. Je vis dans une maison, très très loin de la banlieue parisienne que j’ai voulu quitter, dans une ville moyenne et calme du Nord Est de la France,… bref une toute autre ambiance.

Les études

Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes études ? Comment ça s’est passé au collège, lycée ? Et ensuite les études supérieures ?

L’école

Je vais même remonter un peu plus tôt.

J’ai effectué le début de ma scolarité dans le quartier où j’ai grandi.

Ça se passait très très mal dans l’école où j’étais.

Par exemple :

  • Il y avait des incidents entre parents et professeurs.
  • On retrouvait des voitures brûlées dans la cour de récré
  • Des grands du collège ou lycée nous lançaient des pétards quand on était dehors.
  • Il y avait des règlements de compte entre élèves alors qu’on avait même pas dix ans ! On avait entre six et dix ans ! Dans mes souvenirs, il y avait régulièrement des enfants qui se faisaient pousser dans les escaliers ou taper dans la cour de récré
  • etc…

Le climat était assez conflictuel…

À partir du CE2, mes parents ont donc décidé de me mettre dans le privé. Cela représentait pour eux un sacrifice financier important. Ça coutait quand même pas mal d’argent, à payer chaque année… Mais c’était je pense le bon choix car comme je l’ai dit, ça se passait très mal dans mon école de quartier…

Collège et Lycée

J’ai fait tout le reste de ma scolarité jusqu’au lycée, en établissements privés. Ça s’est très bien passé.

J’ai été dans les premiers de la classe. Mes parents ont fait extrêmement attention. Mon éducation, c’est un point qui était très important pour eux. Donc ils ont fait le sacrifice de mettre en école privée ça fils financier

et ils m’ont suivi tout le monde, ma scolarité, faire attention si je suis bien des cours et c’est er Ah donc bah voilà, j’ai j’ai été régulièrement dans les premières de la classe. Jamais difficultés du coup

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d’Iran, les amis des années d’études et HM arrivé au lycée Donc je fais choisit de faire un bac économique et social, un bac S.

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J’avais déjà dans l’idée d’être d’être journaliste. Je me suis dit que c’était le meilleur bac pour pour arriver à ce métier comme parle d’économie, L’histoire plein, plein de choses,

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de très variés. Donc j’ai passé mon bac que j’ai réussi et et juste après je suis parti à la fac,

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donc j’ai j’ai fait une licence information communication à l’université Paris Vais

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et après ma dernière année licence,

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j’ai décidé passer les écoles de concours. Enfin,

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arrivée ma troisième année licence, j’ai décidé de passer les concours des écoles de journalisme. Donc j’ai fait. J’ai pu les passer grâce à la chanson concours là ca que je vous dis

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et donc j’ai réussi les cours qui était qui était très dur, qui ont été assez. C’est à une année très très dur. Pour moi, c’était assez compliqué mais bouge, c’est au moins

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j’ai au moins réussi

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les concours chez. Après, j’ai fait deux année de master en apprentissage à l’Institut pratique du journalisme. L’I T J Voilà pour le petit parcours,

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c’est génial. Et justement, tu nous a parlé de l’association La Chance. Est ce que tu peux nous en dire un petit peu plus?

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Oui, bien sûr. Alors

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quand j’ai décidé que j’allais tenter les écoles de journalisme, je avec le concours était très dur. Mais

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la chance m’a fait réaliser à quel point ça allait dur. En fait, c’est heureusement que que j’ai pu les préparer avec eux

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parce que je je pense que je les aurai pas forcément eu la première année directement et donc je me suis renseigné sur Internet http J’ai vu qu’il faisait ça, que c’était accessible aux étudiants boursiers, donc moi j’étais boursier et échanger zéro. Donc voilà, je Corée se poser au profil et euh du coup il me disait à préparer mes concours. J’ai fait partie des des coups de pouce. Ça c’était les personnes, les étudiants qui préparait à distance

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via les ordinateurs et on se rendait à la chance à Paris juste pour passer les euros, les examens blancs etcétéra

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du coup ça ça pue. Mais des

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a réalisé à quel point les concours allait être difficile à réaliser.

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Ah, quel type d’épreuve j’allais être confronté, comment ça, comment ça se passait à réaliser que je je pense avoir une bonne culture générale mais en fait pas du tout. Donc j’ai énormément travaillé à quelqu’un en général

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et ca pue et j’ai pu formé un groupe de révision avec d’autres personnes, donc on a pu se soutenir. Ça aussi ça a été hypers, hypers importants. Ça c’est c’est vraiment ce que la chance a pu m’apporter, c’est d’avoir du soutien, d’avoir de travailler avec d’autres personnes qui allaient également passer les concours et du coup donc c’était vraiment beaucoup de se retrouver les jours de concours. Vraiment, ça a porté à la fois

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en soutien.

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Ça a porté aussi donc

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de pouvoir réaliser parce que ça allait être etcétéra. Ça a porté vraiment plein de choses.

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Le truc, ça, c’est

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c’est. C’est vraiment bien qui se développe aujourd’hui, que ça prenne beaucoup plus d’ampleur. C’est ça beaucoup plus, beaucoup plus connus et faut pas hésiter quoi.

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Et l’association de la chance, la préparation concours, du coup, elle est elle est gratuite, c’est ça pour pour les étudiants.

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Et oui, c’est exactement ça. C’est

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c’est gratuit, c’est accessible si on es boursier.

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Donc moi j’ai juste rempli er un formulaire. J’ai passé un entretien avec les responsables de la chance

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et j’ai été. J’ai été prise dans dans cette prépare dans cette prépa gratuit

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Axel.

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Donc ouais, c’est vraiment accessible à tous. Enfin, c’est vraiment accessible à tous les étudiants boursiers. Si on est motivé, si on a vraiment envie de préparer les concours et de faire faire ce métier, c’est une aide précieuse.

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Je vais me permettre un petit peu de dérivés, mais tu as parlé de culture générale et c’est vrai que c’est quelque chose qui est souvent demandé aux concours qu’elle conseille d’en aurait eu un jeunes lycéens

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ou étudiants en fait, pour améliorer sa culture générale.

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Alors déjà ça,

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ça te paraît rabat-joie? Mais c’est vraiment écoutez en cours parce qu’on se rend pas compte à quel point tout ce que tout ce qui est dit en cours au collège, au lycée, c’est de la culture générale qui peut nous aider à préparer les concours. C’est c’est fou parce que on dit on apprend par coeur, ça passe. Voilà. Il suffit juste de d’avoir une bonne note au contrôle, d’avoir une bonne à toback et c’est er à

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Et en fait, moi je me suis rendu compte

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que tout ce qui m’a été rabâché collège au lycée, déjà c’était une bonne vas-y, très bonne base de culture générale.

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Et quand on n’a pas cette base là, c’est très difficile de réussir le questionnaire de culture générale. Parce que

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moi qui avait pourtant du coup cette base la de base de collège lycée qui voilà, j’avais appris le cours, j’avais retenu des choses qu’il fallait et tout ça, ça se faisait même pas pour réussir le test de culture générale des concours

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tellement il est ardu, il est pointue et donc j’ai dû, j’ai dû pendant que je prépare et donc les écoles de journalisme, lire beaucoup, lire beaucoup, faire des tests sur Internet http y a énormément de site interne, etc. Qui propose de faire des tests de culture générale. Y a énormément de livres

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qui propose aussi de revoir la culture générale et donc je me suis appuyé sur

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mes cours. Je me suis appuyé sur les sais interne, êtes des ouvrages

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et ouais,

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mais on se rend compte que moi, personnellement, je me suis rendu compte que j’avais

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un gap culturel. Et ça, ça me rappelle un peu ce qui a développé Bourdieu avec c’est capital culturel,

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on est pas quand on est.

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On est pas tous égaux en capitale culturelle, ça dépend du milieu dans lequel où Randy et là, je pense que je suis en plein dedans, c’est que je pensais avoir une bonne culture générale parce que j’avais toujours été donné, lève, j’apprenais mes cours et tout en fait pas du tout. J’avais sur général de base correct, il y avait plein de domaines que je maîtrisais, pas

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plein de domaines qui peuvent paraître élitistes, mais qui

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voilà qu’on peut rencontrer lors du concours qu’on peut rencontrer quand on passe ce questionnaire de que de culture générale

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et donc j’ai travaillé, j’ai travaillé pour augmenter cette culture, découvrir plein de choses dans des domaines que je connaissais pas. Alors typiquement ce qui peut paraître il est il est is the lézard, la musique classique

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Voila d’autre plans de la littérature et cétéra que je maîtrisais pas forcément.

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Et voilà, c’est c’est un gros boulot

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hyper intéressant. Et si d’ici la fin d’interview, tu as un ou deux bouquins à nos conseillers, on les prendra. Mais il lui répond Pas tout de suite, Je te laisse réfléchir d’ici la fin de notre père dit que est ce que tu peux nous parler aussi de ton début de carrière? Parce que le métier de journaliste, bien qu’il semble connu comme ça, on en connaît pas forcément les arcanes. Donc est ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment ça s’est passé le début de ta carrière?

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Oui,

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bien sûr. Alors le métier de journaliste, c’est un métier comme tu dis qu’on connait pas vraiment qui qui est très attirant sur le papier et donc ça attire énormément de jeunes qui viennent découvrir plein de choses qui sont curé etcétéra c’est vraiment on était fabuleux, c’est je suis très contente d’exercer ce métier

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mais à l’envers du décor. Et et

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et voilà c est plus complexe en fait que ça en a l’air. C’est un très beau métier mais y a beaucoup de

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qu’il y a beaucoup de personnes qui veulent devenir journaliste et du coup il y a, il y a peu de débouchés. C’est un métier où il y a une vue de carrière est pas forcément évident. On est on commence souvent en étant pigiste la pied je sais quand on est rémunéré pour un article ou une vidéo par un média et on est pas C D I. Dans ce médias on est passé des aidants ce médias, mais on est rémunéré à l’article ou la vidéo

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reportage

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et du coup on commence

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presque tout ça. Pigistes ou CDD, c’est le passage obligé, très très peu de personnes qui commence directement dans un dans un C D en fait et j’ai eu cette chance, c’est que quand j’étais acceptée en école de journalisme, j’ai décidé de faire mon master en alternance,

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comme ça pendant les deux années, je vais effectuer trois quart dans un média, reste en école

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et c’est avec un réel avantage,

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C’est que quand même, avant la fin de ses études, on est déjà un pied dans le métier. C’est c’est l’avantage en apprentissage, on découvre, on fait beaucoup de pratique, on a un salaire, sais pas. Voilà, c’est pas quelque chose à négliger. On a une rémunération à la clé pour ce boulot qu’on fait pendant pendant ces deux ans.

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Et euh,

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et par la suite, grâce à cet apprentissage, j’ai pu avoir des CDD très régulier à France Télévisions parce que j’ai effectué mon apprentissage à France Télévisions. Ils m’ont gardé par la suite.

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Du coup, j’ai fait un an et demi de CDD à France Télévisions, ce qui est très peu

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avant d’être embauchée en CDI à France trois

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En général, un CDD,

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enfin des En général, on peut faire des pieds. Je vais avoir des CDD plusieurs années après avoir fini l’école.

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Le C D I. C’est pas quelque chose qui arrive forcément tout de suite. Ça, ça dépend vraiment des choix Parcours, ça dépend vraiment dans quel mais bien au travail.

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Donc

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voilà, c’est les débuts sont pas forcément faciles pour tout le monde. Moi, ça a été facile parce que je

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voilà. Je, je suppose que j’ai fait des choix qui m’ont permis d’avoir un début de carrière facile et de de tenir assez vite, très vite. Mais ça dépend beaucoup du choix de parcours.

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Et donc pour certains, j’ai plein d’amis, ça a été

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assez facile, mais j’ai d’autres amis pour qu’ils c’est encore complexe aujourd’hui, alors qu’on a quitté l’école est quand même quelques années.

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Voilà, c’est ça peut être très aléatoire.

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D’accord,

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Merci pour pour ce petit point sur le métier de journaliste qui n’est a priori donc du coup passant au début. Mais aujourd’hui ça va mieux. Tu as tu as un CD vie, donc un emploi stable et tu te épanouis dans ton travail?

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Oui, c’est exactement ça.

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Est ce que tu peux nous dire ce que faisait ou font tes parents

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alors? Mais pour parler de mes parents, alors mon père est ouvrier qualifié, il est chef chef cuisinier RD dans un petit restaurant en banlieue parisienne.

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Donc en ce moment, c’est c’est difficile à cause de à cause de la crise sanitaire. Évidemment, ce moment, il est en chômage partiel.

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Ma mère est secrétaire secrétaire dans une concession automobile.

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Voilà s’occupe de de documents pour les livraisons de voiture et c’est er a pour les nouveaux contrats

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de souscription de vente de location de voiture

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en raison de la crise. Elle est également au chômage partiel donc c’est pas une période simple mais voilà, j’ai j’ai deux parents qu’on pour un emploi en C D un ouvrier et une qui qui est employée.

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Merci beaucoup.

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Justement au niveau

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financier ça a pas dû forcément être simple de financer tes études.

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Comment as-tu fait

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j’ai travaillé,

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j’ai travaillé comme beaucoup alors mes parents ça j’ai eu cette chance même si ils avaient pas des des revenus mirobolants, comme je l’ai souligné un un peu plus tôt dans dans l’interview dans l’échange, ils ont toujours été derrière moi et ils sont toujours investissent très fortement dans mon éducation. Donc ils ont fait le choix de mettre en école privée. Voilà, ça, ça a pas été simple, mais voilà, ils ont fait le choix de mettre en école privée ce qui a coûté de l’argent, mais ils l’ont fait quand même et toujours aider. Si j’avais besoin d’eux,

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ils étaient là. Mais J’ai quand même fait le choix de travailler juste après le lycée

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parce que j’ai discuté avec eux quand j’étais en terminale.

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Je leur ai montré le voilà ce que coûtait les écoles de journalisme. On a parti parler des écoles de journalisme. Clairement, ils m’ont dit qu’ils seraient pas les moyens

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de payer les écoles que je voulais faire.

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Donc voilà Si d’un jour à l’autre, j’étais plus boursière, où j’étais limite ou

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j’ai décidé de travailler pour que toutes les cette charge ne repose pas sur mes parents. Qui avait déjà payé

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une bonne partie est déjà de ma scolarité,

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donc j’ai dix-huit ans. Voilà, j’ai j’ai été vendeuse, j’avais un un petit C D I. Dans un magasin de de vêtements. J’étais vendeuse, ça me prenait une dizaine d’heures par semaine. J’ai pas voulu faire plus d’heures parce que j’avais quand même les cours à la fac.

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Donc j’ai voilà, J’ai pas voulu que

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que ouais, ça prennent trop de temps sur mes études. Mais j’ai eu cette chance, cette cette Enfin un peu crois je, je vois comment

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j’ai. J’ai eu de la chance

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parce que j’habitais chez mes parents. J’avais pas le loyer à payer la nourriture. C’était mes parents qui qui l’acheter et tout l’argent que j’avais. Grâce à mon travail de vendeuse, je mettais de côté, en prévision de l’école à payer de l’école de journalisme que que que je voulais faire et qu’il fallait payer.

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Et donc j’ai juste voilà Jesse. Pour terminer, j’ai travaillé tout le nom de ma licence

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et euh,

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j’ai fait le choix aussi de faire apprentissage quand je suis arrivé en école de journalisme, parce que quand on est à Khanty,

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on paye pas à l’école, c’est notre employeur. C’est France Télévision qui va payer l’école de journalisme, donc tout l’argent que Jamie Côté en prévision de payer cette école. Au final, j’ai pu le garder parce que j’ai fait le choix de l’apprentissage et donc c’est mon employeur qui a qu’à payer l’école à ma place. Et ça, ça a été

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un des bons choix. Je pense que j’ai fait

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effectivement, tu fais bien de le préciser. En fait, un apprentissage, c’est l’employeur qui paye l’école. Enfin précisément les organismes paritaires collecteurs, voilà qu’au Coca, je ne sais plus exactement

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mais du coup, ça t’a permis, entre guillemets de de financer tes études grâce justement à l’alternance. Même si ça a été, j’imagine un peu plus compliqué de trouver une alternance parce que tu as vu un petit peu postuler partout.

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Alors j’ai eu de la chance parce que dans une école de journalisme

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je pense. C’est le cas de beaucoup d’écoles. Les écoles ont des partenariats avec des entreprises, c’est récurrent.

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Et c’est l’école qui m’a dit Tiens, tel jour, y a tu peux passer un entretien à France Télévisions et donc c’est comme ça que j’ai pu rentrer en apprentissage en alternance à Français.

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Génial.

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Qu’est ce qui t’a permis de prendre l’ascenseur social entre guillemets selon toi?

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Ouais,

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c’est une question qui est qui est assez difficile? Je Je sais pas trop ce qui

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je pense que mes parents quand même, je les ai beaucoup, beaucoup. Mais je pense qu’ils ont quand même jouer un rôle important

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parce que ça, c’est le grandes études. Je suis la première de ma famille avoir le bac. Allô allô réa? Je suis la première de ma famille avoir le baccalauréat. Je sais la première de ma famille à faire des études supérieures.

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Mes parents, qui ont pas fait de grandes études, toujours été dernièrement, m’ont toujours poussé

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et je me suis dis OK, je suis bon élève,

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tu peux choisir un métier

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et le faire.

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Donc j’ai choisi de faire, mais t’es journaliste, mais je me suis dis

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pourquoi j’y arriverais pas? Je Je pense que j’ai, j’ai les capacités et je vais essayer.

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Et y’a aussi des profs. Qui se soucie plus au lycée, qui

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qui m’encourageait? Etcétéra donc en fait tous ses soutiens

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qu’on a de partez d’autres. Puis j’étais, comme je l’ai dit un peu plus tôt, j’ai j’étais en école privée

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et en fait j’ai côtoyé des gens qui avaient énormément ce qui avait beaucoup plus de moyens que que moi. Donc ça m’a poussé aussi à mettre un peu au même niveau que c’est que voilà.

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J’ai côtoyé des gens qui y avait des parents directeur, qui avait déjà des voitures à dix-huit ans. Moi c’était inimaginable en fait

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du coup, d’avoir côtoyé,

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d’avoir une mes parents, nous avoir côtoyé des des gens

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qui voilà envisager des carrières, d’avoir eu des professeurs qui m’ont poussé tout ça. Je me suis dit bah

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je peux faire un métier qui me plait. Un métier qui

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voilà, vous avez

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qui qui, qui est pas encore dans ma famille. C’est un métier que qu’on a pas encore vu dans sa vie, mais parce que voilà, j’ai suis vraiment aller vers un métier qui me plaisait avant tout et et j’ai pas lâché.

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C’est génial! Bravo!

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Ils ont été les défis. Okay, tu as dû faire ça, tu fais de ton milieu social d’origine.

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Et comment les As-tu surmonter

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le défi?

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Moi, ça, ça a pas été un défi financier, ce qui souvent aussi un froid. Enfin je même si on est pas, il est pas très riche.

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J’ai voilà, j’ai travaillé, mes parents étaient quand même l’avant soutient, donc le financier n’a pas été. Voilà une une barrière. Ce qui a en revanche était un frein. Je l’ai senti durant des études. C’est vraiment c’est capital culturel,

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c’est capital culturel qui vote du Bourdieu. C’est capital social aussi, qui évoquait également ces socialos. C’est que

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en fait, j’avais aucun des deux.

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J’avais pas, j’ai rien, une culture de base. J’avais pas grand capital culturel, je j’avais aucun réseau. Voilà, j’ai pour pour tout ce qui est social, pour tout ce qui est voilà évolué grâce à ses connaissances. Non, moi j’avais pas tout ça donc Voilà et je l’ai senti. On était faire. J’ai senti à la fac, je suis en école de journalisme, que j’avais un vrai décalage sociale et culturelle avec d’autres élèves, d’autres étudiants

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et donc pour pallier, pour pallier cette sais. Car le écart culturel, c’est enfin entre guillemets. C’est pas ça s’il a pas liés, mais l’écart culturel peu

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se réduire en lisant, en écoutant en plein de choses, en s’ouvrant à d’autres, a d’autres styles à cent souvent. Tiens, voilà souvent plein de choses. Capital social, c’est plus compliqué, c’est voilà. Si si l’école n’avait pas eu de réseau, je serais pas arrivé à France Télé. Donc ça c’est quelque chose qui se travaille

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avec les études, c’est quelque chose qui se travaille en début de carrière, toujours des personnes qu’on qu’on côtoie. Donc ouais, ça, ça a été les

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les deux choses.

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Si on put être être en France, j’ai senti

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Et justement tu parles de ses freins. Est ce que tu as des Tu as donné des techniques de lire etcétéra pour le capital culturel, pour le capital social, Est ce que tu as des techniques?

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A des conseils en fait à donner aux gens qui nous écoutent.

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Alors ce qui peut aider à créer un réseau,

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c’est les associations étudiantes des associations tout court.

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C’est essayer de se créer un réseau. C’est pas simple, mais c’est possible

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et ça passe par des rencontres.

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Ça passe par des ouais. Faire partie d’une association,

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Ouais!

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Participer à des actions,

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ça passe

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en s’ouvrant, en s’ouvrant à l’autre, ce qui est, ce qui est pas forcément évident. Moi, j’étais quelqu’un de très réservé, donc je pense que j’ai raté des occasions de créer des réseaux, un réseau plus d’une fois, mais

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c’est c’est s’ouvrir aux autres et s’ouvrir à des actions. C’est

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merci P A plein d’événements diverses et variées, L’école aussi. Aides quand on arrive dans une école peu important, quel type d’école. Mais quand on arrive dans université, dans une école et les professeurs se faisait des

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le réseau de l’école, le réseau des anciens,

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la chance par exemple. Pour moi, ce qui était un bon réseau, c’est la chance. La chanson concours

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A a été un début de réseau

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et on sait que voilà tu, tu m’as appelé par ce que t’as demandé à la chance et donc j’ai répondu à cet appel à témoins etcétéra et c’est comme ça qu’on

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qu’on rencontre des personnes. C’est comme ça qu’on qu’on peut partager, qu’on a visité. Voilà,

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c’est partout, c’est bien la

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génial, Merci beaucoup et on va arriver à la dernière question. Quels conseils donnerais tu aujourd’hui? Un jeune qui est envie de réussir, sachant que la notion de réussite, c’était celle que toi tu n’es derrière, c’est pas forcément financier, c’est er. Le travail de ses rêves par exemple, ça peut être plein de choses.

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Tu sais bien de le préciser parce que

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la notion de la réussite pour moi a changé

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avant, quand j’ai quand j’étais plus jeune, quand j’étais dans les études, la réussite, c’était avoir un beau boulot.

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Voilà avoir ensuite un bel appartement, enfin avoir des des choses Melle autour de moi et avoir un métier. Je dans lequel j’étais Tiens, j’ai réussi quand même et en fait, maintenant ça a évolué.

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Je sais plus du tout ça ma ma vision de la réussi.

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Réussir maintenant, pour moi, c’est être bien là. On est

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parce que quand on commence, c’est une activité professionnelle ou voilà, quand on passe du temps à travailler,

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ça faut être dans un endroit qui vous plait faut être dans une ambiance qui nous plait dans un métier si possible qu’il vous plait.

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Parce que si on est si si on a un très très beau métier mais qui est très dure, qui me plait pas et qu’on se réveille chaque matin en se disant faut que j’aille bosser, ce qui est le cas de beaucoup, beaucoup de personnes aujourd’hui.

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Et bah ça pèse mentalement et physiquement et ça devient de plus en plus dur au fil des années.

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Donc pour moi maintenant, c’est avant tout ne me sentir bien physiquement et mentalement de pas avoir

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des des des crans de stress, de pas avoir la boule au ventre, de pas avoir des migraines. Quand je rentre, tu travailles, c’est c’est avant tout se sentir bien. Là, on est dans ce qu’on fait,

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donc ça a beaucoup changé cette notion de réussi, c’est à dire que là, je suis journaliste en région,

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j’ai fait le choix de pas être journaliste à Paris

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parce que Paris, c’est un cadre de vie. J’ai grandi en région parisienne, je connais Paris et sa banlieue, c’est un cadre de vie qui me convenait pas qu’il me conseiller plus, donc c’est plus prestigieux, certes, d’être à Paris

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quand voilà grand journaliste, on imagine au début être grands journalistes dans un grand journal ou dans une grande chaîne de télévision. Maintenant, pour moi, c’est elle est journaliste. Faire des reportages interessants qui ont un intérêt aussi pour les téléspectateurs, qui regarde le journal télévisé le soir

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et être dans un cadre de vie dans lequel je me sens bien,

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c’est certes ça, ça peut paraître moins prestigieux, moins important.

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Mais

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moi je considère pas ça justement comme moins important. Je considère que ça apporte que j’apporte quelque chose à mon niveau, à mon échelle,

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et tout le monde se sent bien et

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c’est ta vision. Et comme je l’ai dit, chacun a sa vision de la réussite, mais juste Si je peux revenir sur les petits conseils que tu pourrais donner un jeune,

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alors les conseils que je pourrais donner, c’est de pas de pas lâcher. Si on a une idée en tête,

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il faut pas que

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faut pas que la vie, qu’on aime soit soit un frein.

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C’est pas parce que on a pas beaucoup de moyens de tout type, c’est pas parce qu’on a beaucoup de moyens que ça doit être un frein. Donc déjà

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se avoir ça en tête,

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il est

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et après ne pas hésiter à demander des conseils, ne pas hésiter à demander de l’aide. Si moi j’ai demandé de l’aide des professeurs, j’ai demandé de l’aide.

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Ah, la chanson concours pour préparer

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justement, c’est concours d’école de journalisme donc voilà, ne pas être seul, c’est. C’est important d’avoir

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C’est important de s’entraider, d’avoir des personnes sur qui on peut s’appuyer,

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parce que c’est comme ça qu’on qu’on progresse, c’est grâce aussi aux autres, aux échanges et tout ce qu’ils peuvent nous apporter. Donc s’entourer

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de de personnes qui voilà peuvent nous aider dans la voie qu’on choisit.

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Merci beaucoup Cécile pour ce témoignage très inspirant.

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Merci

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Cécile As-tu Quelques bouquins à nous conseiller justement

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Oui, oui, j’ai, J’ai quelques électrique. Hyper est très intéressante puisqu’elle parle aussi de l’ascension sociale. Donc je pense qu’on est bien dans le thème.

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Il y a d’abord

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le livre, La place d’Asnières, nos.

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Il y a également le livre Retour à rince de Didier Eribon et également Le Lives, le livre de Edouard lui sont finir avec Eddy Bellegueule. En fait, c’est trois livres

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qui sont trois livre écrit de manière très différente, dans un style très différent. Ils sont sur le même thème. C’est

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la différence entre le milieu dans lequel on a grandi et le milieu, même temps dans lequel on est. Donc ça, ça parle de cette ascension sociale et ça parle des difficultés que ces autres des Ça parle des difficultés auxquelles on peut être confronté

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quand on arrive en avait un milieu qu’on connaît pas, qui est très différent du nôtre,

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ça parle. Voilà de différent. C’est preuve de différentes choses qui ont été réalisés. Et moi, je me suis retrouvé chez elle uh il y a quelques années seulement, bien après mes études.

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Mais c’est des livres dans lesquelles je me suis retrouvé et je me suis dit bah tiens, ça ça part un peu moi aussi donc ça peut être intéressant.

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Génial!

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Ces livres là seront sur

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Bon, je vais refaire

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Merci Cecil pour ses conseils.

3h de transports par jour pour aller à la fac vu que je vivais chez mes parents, que je ne connaissais pas Sciences Po ou les études en alternance.

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