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Témoignage de Aziz

Nous recevons Aziz, Aziz est un entrepreneur à succès, un investisseur et il est aussi auteur de livres sur l’ascenseur social et entrepreneuriat.

Aziz est né au Maroc, il est arrivé en France alors qu’il était tout petit et a vécu à Mantes la Jolie dans la cité du Val Fourré.

Son père était ouvrier et sa mère mère au foyer.

Aziz était un élève normal, un élève moyen comme on dit, il a fait un bac économique et il a ensuite continué en faisant un BTS Transport logistique.

A la fin de son B T S, il a travaillé pendant deux ans comme salarié

Il y a beaucoup travaillé et a cumulé 2 jobs pendant cette période. Il a ainsi pu économiser de l’argent pour monter sa première société ATA.

Découvrez son parcours en écoutant le podcast

Les conseils et phrases clés d’Aziz qui a pris l’ascenseur social

  • Il faut commencer par rever grand
  • L’ambition, c’est l’envie de réaliser ses rêves
  • De l’ambition sans travail, c’est un véhicule sans essence
  • Il faut arrêter l’autocensure
  • Il faut prendre confiance en soi
  • Faut se dire : moi je vais pouvoir réaliser mon rêve
  • Faut avoir le courage de l’audace
  • Tout est ouvert
  • Allez y, osez
  • Le 1er défi des jeunes des quartiers, il est mental
  • L’audace paye toujours
  • C’est en osant que ça marche
  • Allez vers l’autre, toujours !
  • La première des barrières à la réussite, c’est l’autocensure

Retranscription de l’entretien avec Aziz, qui a pris l’escalier social comme il dit

Bonjour Aziz, peux tu te présenter ? Qui es-tu ? Qu’est ce que tu fais dans la vie?

Bonjour, je suis Aziz Senni, j’ai 44 ans, entrepreneur engagé dans différentes actions associatives, syndicales.

Je suis originaire de Mantes la Jolie et j’habite aujourd’hui à Lyon.

J’investis aussi dans différents domaines: immobiliers, en Afrique et je fais beaucoup beaucoup de choses…

Merci Aziz, peux tu nous parler de ta première expérience entrepreneurial et de la première société que tu as créer ? 

la société ATA  Je l’ai créée en 2000, le concept était un peu  novateur ça marche sur les services des taxis, donc les taxis étaient en monopole c’est à dire qu’ils étaient les seuls à faire ce qu’il faisait. Moi j’ai décidé de lancer cette société un peu en concurrence qui s’appelait A T A « Alliance transport et accompagnement »  dont on était plus rapide qu’un bus et moins cher qu’un Taxi. Le concept était simple mais il faut se remettre dans le cadre de l’époque, c’était il y a vingt ans, il y avait pas d’application, il n’y avait pas encore d’internet et donc les clients réservé leur trajet d’un point A à un point  B par téléphone ou par fax.

Et c’était assez nouveau, les clients étaient informés du prix de la course avant de partir, les taxis d’une manière générale encore aujourd’hui quand on vous prends en taxi dans on vous donne le prix de la course à l’arrivée affichés sur son compteur, là c’était assez nouveau de donner le prix avant de partir, et vous aviez deux offre, une autre voiture privatisé, vous étiez tout seul à bord que aux amis ou votre famille, et puis vous aviez une offre un peu partagé de taxi partagé, de taxi collectif ou si vous acceptiez de partager le véhicule sur tout ou partie du travail avec deux autres trois autres quatre autres personnes et le prix était d’aigris. Donc j’ai créé cette société, j’ai démarrer toute seul à Mantes la Jolie, dans mon quartier avec une voiture, j’ai été beaucoup soutenus par les associations comme les boutiques de gestion comme L’ADIL qui m’a octroyé un micro crédit pour financer mon premier véhicule.

Et puis je me suis lancé comme ça, et puis au bout d’un an j’avais dix véhicules et après ça grossit, ça grossit, cette entreprise je l’ai garder que presque vingt ans.

On a eu, je suis montée à 150 salariés en Ile de France, j’avais treize franchises imparti sur la France entière donc c’était plutôt sympa comme aventure.

J’ai appris beaucoup et tout ça sans être jamais entrepreneur avant, et il a fallu apprendre très très vite sur un tas de chose, la réglementation, la comptabilité, le développement commercial, le management… des tas de choses qu’il fallait apprendre très très très très très vite et biensûr s’adapter et se débrouiller et surtout aller chercher des clients, et donc ça c’est quand même ce qui est plus important dans une entreprise avec le fait de recruter une bonne équipe.

Aziz, Tu a gardé cette société 20 ans et ensuite qu’est ce que tu as fait ? Est-ce que tu peux nous dire nous en dire un petit peu plus sur ton parcours ?

Moi j’ai fait beaucoup de choses et je continue a en faire beaucoup. Alors j’ai été entrepreneur, j’ai monté cette société, j’ai monté d’autres sociétés dans la location de voitures, dans le secteur immobilier, j’ai gérer, je continue à gérer une société d’investissement immobilier, on achète des bureaux de surface, des bureaux des fonds de commerce et on les met en location a des entreprises qui en ont besoin. J’ai  créé un fonds d’investissement, un fond d‘investissement c’est une société financière avec des investisseurs qui mettent de l’argent et cet argent on s’en servait pour aider les entrepreneurs qui était en banlieue, c’est un des tout premier, ce qu’on appelle un fonds d’investissement a impact social que j’ai créé en 2007 et qui s’appelait Business Angel des cités, avec des tas de grands français , dont Claude Bébéar, le fondateur d’AXA Martin Bouygues, Michel David Weill et d’autres grands patrons.

Et donc pour aider des entrepreneurs et des PME petites et moyennes entreprises dans dans les banlieues j’ai aussi fait de la télé J’ai été dans un jury sur M-6 L’émission s’appelait l’inventeur de l’année, j’ai coaché des entrepreneurs sur France 4 dans une émission qui s’appelait Business Angel, 60 jours pour monter ma boîte, j’ai aussi fait un petit peu de politique j’étais dans un parti politique avec un monsieur qui s’appelle Jean Louis Borloo qui s’appelait UPI. La politique ça m’a pas réussi, c’était une belle expérience, c’est très particulier mais c’était important pour moi de le faire parce que j’ai toujours eu cette envie et cet engagement, moi que j’ai traduit autrement puisque aujourd’hui je suis à la direction du Medef aux côtés du président et d’autres entrepreneurs pour défendre les intérêts des entreprises en France, et en particulier était très petites et moyennes entreprises.

Donc voilà j’ai bougé fait beaucoup beaucoup de choses parce que j’adore ça, parce que je m’éclate et que la vie est courte qu’il faut il faut se faire plaisir aussi.

Et tu es aussi un auteur à succès. Est ce que tu peux nous parler un peu de ton ou tes livres ?

Alors j’ai écrit effectivement trois livres, quand j’ai dit j’ai écris, en fait j’ai raconté et avec la complicité de journalistes c’est toujours un travail d’équipe.

 Je souhaitais d’abord écrire et partager mon histoire, dans un premier livre qui est sorti en 2005 qui s’appelle « L’ ascenseur social est en panne, j’ai pris l’escalier » aux éditions l’Archipel préfacé par Claude Bébéar le fondateur du groupe Axa Et là j’ai raconté ma vie

depuis mon arrivée en France jusqu’à quasiment 2004 / 2005 et les difficultés que peuvent avoir certains jeunes et en particulier la banlieue, c’était mon environnement en tout cas cette banlieue des années 90, que j’ai connu dans laquelle j’ai grandi avec toutes les difficultés possibles et imaginables, un regarde de l’intérieur avec des choses aussi donc quand on parle pas l’amitié en banlieue, l’amour en banlieue, des choses un peu qui existe qui sont là et dont les médias ne parlent jamais qui pourtant font aussi que la vie est belle dans ces quartiers, elle ne pas si noir que ça mais bien évidemment qui a des difficultés, le logement, les relations à la police, les difficultés, les discriminations à l’emploi, toutes ces réalités auxquelles j’ai été confronté. Et puis mon deuxième livre ça été quelques années plus tard, autour de 2007, ça s’appelait « Monte ton biz, les 10 commandements d’entrepreneurs des cités » J’ai réuni à quarante entrepreneur, ça allait de l’auto entrepreneur jusqu’à des entrepreneurs qui gère plusieurs milliards, Il y a des grandes petit des jeunes, de moins jeunes, des hommes, des femmes ,des noirs, des Arabes, des blancs, toutes les couleurs bref, la France de l’entreprise dans toute sa diversité avec un point commun, tous ils venaient, tous ils sont tous issus de banlieue de cité et j’ai essayé de tirer les bonnes pratiques, les conseils, leurs expériences pour en faire dix commandements, dix bonnes pratiques et voilà pourquoi ça s’appelle « Monte ton biz, les dix commandements de l’entrepreneur des cités », c’est le dix bonnes pratiques de ceux qui ont monté leur boite qui ont réussi ou Pas, parce que c’est aussi par la réussite qu’on qu’on apprend des autres mais aussi par l’échec. Et puis le troisième livre qui est sorti en 2013 qui s’appelle ” l’ascenseur social est toujours en panne, il y a du monde dans l’escalier “, qui était préfacé par mon copain Jean louis Borleau et qui a raconté la suite c’était la suite du premier, un petit peu toutes les difficultés de cet escalier sociale, alors là c’est un petit veau c’est tout ce qui m’est arrivé à la fois dans la création de fond investissements, dans le milieu politique est un très très très particulier ou je raconte plein de choses et tout ce que j’ai vu derrière ce rideau et les politiques on les voit, on les connait, on les côtoie sur le terrain, on les voit que les intervenants dans les journaux et j’ai eu la chance chance comme au théâtre Balais dans les coulisses aller derrière le rideau et je raconte un petit peu comment ça se passe avec les joies, les peines les difficultés les vacheries?

Voilà c’est un peu c’est toujours un peu mon parcours mais avec un retard un peu éclairé sur sur cette société dans laquelle on vit?

Voilà Et puis aujourd’hui j’ai beaucoup d’activité en Afrique, en particulier au Sénégal, et à Dakar où j’ai lancé une société de de financement de taxi, pour aider des taxis qui n’ont pas les moyens d’aller à la banque, d’acheter leur véhicule et qui sont en location de les aider à devenir propriétaires, c’est une forme de micro leasing, comme des microcrédits, et j’ai un livre dans la tête en préparation sur l’entreprenariat en Afrique, mais ça ce sera dans peut-être un an ou deux, il y a encore le temps, il y a beaucoup de choses à raconter sur comment on entreprend en Afrique et comment on arrive en Afrique, notre rapport à à se continent voisin avec des rapports très très particulier.

Donc voilà oui j’ai fait j’ai fait beaucoup de choses et j’espère encore en faire beaucoup , je croque la vie et il y a beaucoup de gens qui malheureusement ont pas le choix dans ce qu’ils font, je trouve ça très triste, je pense que c’est une des plus grande tristesse de la vie, de se lever le matin et de ne pas choisir ce que l’on fait. Je sais que c’est pas donner à tout le monde dieu sait que j’oublis pas que je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre comme il disait comme disait Colluche et j’oublie pas d’où je viens mais je trouve que c’est ce qu’il y a de plus en plus triste, se lever le matin en faisant des activités qu’on n’a pas choisi qu’en subit,

donc moi il y a très longtemps c’est une des choses que je voulais absolument pas faire c’est pour ça que très tôt j’ai démissionné de ces emplois et j’étais, certes, j’avais envie en prenant des risques, c’est sûre c’est en prenant des risque, mais aujourd’hui je le regrette pas parce que je m’éclate, je choisis ce que j’ai envie de faire et je ne fait pas ce que je ne pas envie de faire.

Merci Aziz.

Tu es originaire du quartier du Val Fourré à Mantes la Jolie, tu a donc était confrontés à des difficultés, a des défis. Est ce que tu peux nous parler de ses difficultés, ces défis et comment tu les as surmonté pour prendre l’escalier social ou l’ascension sociale ?

Le premier défi il est mental, beaucoup pensent qu’en en tout cas quand on vient de ce milieu-là ça va vaincre l’autre l’autre avec un grand un A, c’est à dire la difficulté qu’ont certains voudront pas que vous réussissiez ou la difficulté à trouver de l’argent quand on veut monter sa boite ou… non non la première difficulté elle est dans la tête c’est ce qu’on appelle l’autocensure, ont grandi dans des milieux où on passe son temps à écouter, et en tant que la banlieue c’est des nuls, la banlieue c’est des casseurs, la banlieue c’est de la racaille, les banlieues c’est des terroristes, bref que des images négatives, alors pour prendre confiance en soi c’est très très difficile, vous allumez la télé, vous avez les hommes politiques qui passe pour certains, beaucoup de temps à parler des problèmes de sécurité dans ces banlieues, donc prendre confiance en soi c’est très très difficile à cela vous ajoutez les problèmes de discrimination qui existe et vous dites, mais est ce que moi si je fais ça, je vais y arriver ? Donc la première des barrières elle est mentale de se dire, moi je vais pouvoir réaliser mon rêve, je veux le faire, qu’est-ce que je ferais s’il y avait pas peur ? Qu’est-ce que je ferai si vraiment les choses m’était données elles étaient ouvertes et qu’il y avait pas tous ces problèmes ? Et puis voilà c’est un peu comme ça que j’ai résolu mon problème, c’est un peu comme le mental de ces grands sportifs et en particulier sport de combat ou peut-être que certains qui nous écoute on fait des sports de combat, moi j’en ai fait un tout petit peu, quand vous êtes dans des tournois et que vous arrivez sur un tatami vous retrouverez, mais vous retrouver parfois des gens qui sont plus forts que vous, comment vous gérez cette trouille à compter sur a pas ta vie face à quelqu’un dont vous savez globalement qui peut et qu’il va peut-être vous remettre une raclée/

Faut donc surmonter tout ça, donc c’est un combat intérieur très très fort et ça par exemple pour ceux qui feront du sport on arrive à digérer un petit peu mieux, donc pour ceux qui sont encore très jeune faites du sport parce que sa structure le mentale de manière très très intéressante pour pour l’après.

Mais la première des barrières c’est l’autocensure, si ce qu’on met pas assez cette forme d’interdiction que l’on s’impose à soi-même. Non tout est ouvert, allez-y et d’autant plus quand on est jeune mais allez y osez de toute façon au pire on dira mais euh excusez moi l’expression ah c’est un petit con et on mettra ça sur la bêtise de la jeunesse, vous avez une excuse qui ont tout fait ce que vous pouvez pas vous permettre à 45 ou 50 ans vous pouvez vous permettre à 20 – 25 parce qu’on dirait de toute façon il est pas mature il est jeune quoi, c’est c’est l’âge de cette période-là c’est l’âge de l’audace donc faut y aller, faut avoir le courage de l’audace.

Merci Aziz.

As tu vécu dans ton entourage des personnes qui t’ont aidé à prendre l’escalier social ou l’ascenseur social ?

Alors quand on démarre là où j’ai démarré franchement je ne m’attendais pas à rencontrer des gens qui m’aide, moi je suis parti en disant personne dans mes draps et il y a que moi le ciel, mes épaules et ma tête, quelques amis qui m’ont donné un coup de main ici et là, mais quand on est pris dans ce travail de entreprenariat ça prend beaucoup de temps, j’ai laissé une partie de mes amis, oui forcément quand vous créez votre entreprise vous êtes à fond dedans quand vos amis vous appelle. Allô tu sors ce soir ? Non je suis trop crevé, Allô tu sors, T’es là aujourd’hui, Non je peux pas écoute, j’ai j’ai des trucs à faire etcetera, une fois, deux fois, trois fois et au fur et au mesure les gens t’appelle plus parce que finalement vous êtes pas disponible et vous êtes ailleurs.

Donc laisser une partie de votre réseau social de vos habits de vos contacts pour réaliser ce projet donc ça c’est un sacrifice qu’il faut aussi dont il faut tenir compte, mais sur le chemin je m’étais dit je vais bosser et puis j’ai beaucoup pensé en porte qui allait fermés en me disant de toute façon sur 100 portes il y en a 99 qui vont se fermés il y en aura toujours une qui s’ouvrira, et en fait il y avait beaucoup plus qu’une. C’est que l’audace paye est ce que vous devez faire et que d’autres n’osent pas faire et finalement vos interlocuteurs ils aiment ça.

Je raconte dans un mes livres comment j’ai rencontré Claude Bébéar , le fondateur d’AXA.

J’y étais vraiment au culot, j’ ai eu une chance extraordinaire de pouvoir être en lien avec un monsieur qui m’a beaucoup appris qui m’a permis de gagné en maturité en expérience en raison qui m’a fait grandir quelque part et qui m’a fait gagner du temps, et si un jour dans mon quartier on avait dit tu sais il y a le Zidane de l’économique filer un coup de main aux gens , j’aurais dit tu rêves mon garçon, tu rêves 1000 fois. 

Donc j’ai  provoqué ma chance, j’ai rencontré d’autres personnes extraordinaires à qui je demander un coup de main, tu demandais ce coup de main était parfois été le chercher a attendre des heures devant une porte que la personne arrive pour l’alpaguer et entre guillemets lui prendre la tête, j’ai besoin j’ai besoin de vous, j’ai besoin de votre aide mais j’avais une fin et un niaque extraordinaire je me suis permis des choses aujourd’hui je n’imagine même pas faire la moitié de ce que j’ai fait parce que je me dis que ça allait oser mais c’est en osant que ça marche.

Aujourd’hui, à 45 ans des choses que je pourrais plus faire que j’ai fait à vingt-quatre vingt-cinq ans mais comme je disais c’est l’audace de la jeunesse et aujourd’hui si un jeune me faisait ça à moi en m’attendant trois heures devant la porte au bureau parce qu’il a absolument besoin de moi, comment Pourrais-je, comment un être humain normalement constitué pour lui dire non mais allez-vous-en monsieur je vais pas vous avez mon petit jeune tu t’en vas, je vais pas t’aider, évidemment que tout être humain normalement constitué ça va le toucher, on nous des êtres sentimentaux, on est des êtres affectif pour que voilà, j’ai eu de la chance de rencontrer beaucoup de gens et aller les chercher aussi.

Quand j’ai démarré moi j’avais pas de réseau, Papa était un ouvrier, le réseau social c’est ces amis, c’était aussi des ouvriers, mais il n’avait pas d’avocat, de chefs d’entreprise, expert-comptable il a fallu partir de Mantes la Jolie, sortir de son quartier prendre la voiture aller à Paris, et aller dans des milieux que je ne connaissais pas, faire mes premières.

Je me souviendrai toujours mes premières soirées avec des chefs d’entreprises, des entrepreneurs et ce sentiment de ne pas être à sa place, est ce que tu vois ce genre ? ce qu’on appelle le syndrome de l’imposteur.

Bien-Sûr j’ai monté ma boîte bien-sûr j’ai des des collaborateurs, des salariés, mais on a toujours ce sentiment de ne pas être à sa place pendant une bonne période parce qu’on n’a pas confiance en soi et ça il faut le cacher, là aussi un combat intérieur donc et dans ces dans ces réunions là j’ai pu rencontrer, aller vers l’autres toujours et aller voir l’autre et parfois là où je n’étais pas invité.

Quand j’apprenais qu’il y avait une soirée d’organisé de chefs d’entreprises qui était très intéressant pour le développement de mes affaires au pole de développement de mon entreprise inviter ou pas j’allais m’incruster c’était c’était pas un problème, j’allais dans un endroit de toute façon pour les soirées un peu dansante et quand on avait pas les cinq ou dix francs pour payer à l’entrée on s’incrustés d’une manière ce qu’il y ait un petit peu donc s’incruster dans une soirée dansante a 17 ans ou s’incruster dans une soirée de chefs d’entreprises, il y a pas… donc oui j’y étais vraiment vraiment  vraiment a l’audace.

Merci Aziz,

Comment as-tu expliqué à ton entourage tes choix d’études, après tes choix de carrière ou de créer une entreprise ? 

Ouais, j’ai pas réellement expliquer parce que mon papa était ouvrier cheminots donc ce qu’il fallait, il était avec moi à l’école, il a compris jusqu’au lycée parce que lui-même arrêter l’école au lycée au Maroc, mais ensuite il le disait ça me dépasse parce que je ne sais pas ce que tu fais.

Oui oui oui ma mère ne sait pas lire et écrire, elle parle un petit peu le français, j’avais pas le le le soutien des parents, le conseil des parents, donc il a fallu faire sa voie et trouver sa voie tout seul, par la réflexion, par l’orientation, par les discussions au lycée et puis aussi par une introspection, qu’est-ce qu’on avait envie de faire, c’est clair que moi ce qu’il me manquait c’était entre guillemets, quand quand vous avez vécu à 8 dans 60 mètres carrés dans la plus grande cité de France, votre rêve c’est une grande maison un jardin une belle voiture de construire votre petite famille, en tout cas moi c’était c’était mon rêve et qu’il me manque absolument de rien financièrement forcement ca structure et quel est le meilleur moyen de le faire c’est créer son entreprise, alors ouais c’est sûr beaucoup se diront c’est pas glorieux parce qu’on est dans un pays en France si vous dites que vous avez créé votre entreprise pour gagner de l’argent c’est tout de suite pas très bien connoté, bah si quand vous êtes issu d’un milieu pauvre que vous avez envie de s’en sortir, bah oui c’est par ça que j’ai commencé à vouloir gagner de l’argent et monter ma boîte pour qu’on a pas a  plus vivre et ne plus faire vivre ce que j’ai vécu à ma future famille.

Donc comment je me suis orienté ensuite, c’est vraiment tout seul que que j’ai pu par des rencontres et une réflexion et une introspection très l’introspection la réflexion avec soi-même, trouver ma voie, quand j’ai dit à mon père que j’allais créer mon entreprise, lui il m’avait destinée à il voulait absolument que je rentre à la SNCF, pour moi, je n’ai rien contre la SNCF, si  J’ai quand même deux trois choses contre la SNCF, Ça aurait été le plus grand échec de ma vie de rentrer  à la SNCF, lui me voyais à la SNCF, je voulais surtout pas rentrer à la SNCF Et quand je lui ai dit je vais créer mon entreprise, m’a regardé il m’a dit toi tu vas être patron.

Voilà les choses étaient dit, lui était ouvrier, il n’imaginait pas que son fils puisse être chef d’entreprise entrepreneur.

Alors depuis après avec le temps il a changé d’avis, j’ai une autre, on est six enfants, j’ai une sœur qui qui a trois ans de moins que moi qui est chef d’entreprise aussi, donc pour elle ça a été beaucoup plus facile parce qu’il a compris que c’était faisable. Mais pour moi c’était impossible, lui ouvrier marocain et avec un fils chef d’entreprise donc c’était pas c’était pas, j’allais pas avoir du soutien familial de ce côté làn pour eux c’était impossible, c’était au delà du champ des possibles.

Ma mère par contre… bon typologie maman maghrébine méditerranéenne, elle la mère juive, enfin vous mettez tous à un il vous en fait un milkshake.

Elle me soutenait le savais que ça allait marcher, elle pensait que j’étais à deux doigts dans ses yeux j’étais Steve Jobs ou Bill Gates

c’est à l’extrême de l’autre sens et ça m’a bien aidé Donc non sur ce sujet c’était vraiment vraiment seul, j’ai beaucoup été soutenue par mon épouse qui m’a donné un coup de main et du coté affectif m’a beaucoup beaucoup soutenu. Ça c’était très important par contre.

Tu as juste après tes études travailler 12 à 15 heures par jour comme tu comme tu le disais en enchaînant un un job à plein temps et un job à mi-temps  pour te constituer un petit capital de départ. Est ce que tu penses que c’est la seule manière de s’en sortir pour pour un jeune aujourd’hui ou est ce que t’en voie d’autres ?

Tout le monde ne doit pas, et tout le monde ne peut pas être chef entreprise et dieu merci parce que si on avait une société faite que d’entrepreneurs serait ce serait triste.

Si je prends mon cas personnel et familial, nous sommes six enfants y a des, j’ai un frère qui a souhaité être cheminot il est engagé syndicalement, et il à sa vision sa conception de la vie professionnelle et c’est tant mieux, j’ai une sœur qui est chef d’entreprise, j’ai une sœur qui est aide-soignante, j’en ai une autre qui est cadre bancaire, donc chacun a choisi ce qu’il avait envie de faire, on appétence, sa voix, sa fonction.

Chacun sa philosophie de vie non, je crois pas qu’il y a que par l’entrepreneuriat qu’on puisse s’en sortir mais ce que je dis souvent c’est que celui qui veut être entrepreneur rien ne doit lui empêcher de l’être ce qui est un petit peu qu’à mon époque, c’est à dire que si je prends un exemple, moi au collège, ouais j’ai vu défiler la fédération du bâtiment venir m’expliquer que je pouvais être un super ouvriers sur un chantier, j’ai vu défiler les responsables des des usines Renault et Peugeot puisque on est dans la vallée de l’automobile de là-bas du côté de Mantes la Jolie il y a Peugeot App aussi, il y a Renault, et on nous a  expliqué qu’on pouvait travailler à l’usine, mais j’ai jamais vu des entrepreneurs du MEDEF, d’autres syndicats patronaux venir dans nos quartiers dire vous pouvez devenir des entrepreneurs et montrer vos boites et pourquoi pas. Donc si effectivement certains veulent choisir des voix de salariat dans le privé tant mieux si certains veulent et c’est ça lutteur rentrer dans l’administration et devenir fonctionnaire tant mieux  pour eux aussi c’est leur leur choix et qu’ils trouveront la leur bonheur mais rien leur doit d’interdire à celui qui a envie d’être entrepreneur de monter sa boite de créer son entreprise, de recruter des gens, de créer des emplois, de pouvoir le faire on qu’il soit quel que soit son origine territoriale, l’origine sociale, son sexe, sa religion, sa couleur.

Bref, c’est un peu l’égalité et la véritable égalité elle commence aussi par là.

Merci Aziz,

Quels conseils donnerais tu aujourd’hui a un jeune qui a envie de réussir ?

De commencer…

Il faut rêver il faut rêver il faut pas s’interdire. Il faut avoir l’audace de rêver et de rêver grand faut rêver grand ensuite un rêve c’est pas c’est pas c’est, un rêve ça doit être nourri d’ambition, on doit le nourrir d’ambitions c’est-à-dire l’envie de réaliser ce rêve c’est ça l’ambition et c’est sain. On est dans une société où il y a certains beau qui sont bout être ambitieux c’est pas c’est pas c’est pas c’est pas tabou, c’est pas c’est pas sale, c’est pas mauvais, il y a de l’ambition avec éthique avec réflexion respect en respectant les autres en se respectant soi-même mais c’est bon Vouloir être meilleur un peu plus chaque jour c’est de l’ambition c’est une bonne ambition et de vouloir être meilleur pour les autres c’est une ambition et c’est bon pour tout le monde. Donc commencer par un rêve l’ambition l’envie de réaliser ce rêve et puis il y a pas trop tôt.

C’est beaucoup de travail du travail du travail du travail, Léonard de Vinci Mozart, Zinedine Zidane, Claude Bébéar ont beaucoup beaucoup beaucoup travaillé beaucoup travaillé pour développer leur talent, on réalise pas son rêve…

On peut être ambitieux mais de l’ambition sans travail c’est un véhicule sans essence ça n’avance pas.

Et puis du partage, moi si j’ai un conseil à donner c’est travailler mais ensuite partager parce que de toute façon on sera pas enterré avec nos coffres forts avec nos relevés bancaires avec nos chéquier avec nos cartes bleues on est de passage la vie est courte à l’échelle de l’univers une vie moyenne d’hommes ça dure sept secondes Enfin moi je vais pas rentrer dans les détails mais très très court on est vraiment très peu de choses donc essayer de partager de faire du bien autour de soi

Donc voilà si j’ai un conseil à à à donner ce serait autour de ses valeurs du rêve de l’ambition du travail et du partage.

Merci Aziz.

Tu as dit de l’ambition son travail c’est un véhicule…

Essence.

D’accord donc de l’ambition sans travail c’est un véhicule sans essence. Je ne connaissais pas cette expression mais je la note !

Pour un mec qui était dans le taxi c’est un peu normal. Exactement.

Merci Aziz Merci pour le temps que tu nous a accordé.

Espérons que les auditeurs pourront s’inspirer de ton parcours en auront appris un petit peu plus sur toi. Merci.

Tes auditeurs peuvent me retrouver sur les réseaux sociaux ; Facebook, Linkedin, Twitter, peuvent venir échanger avec moi sans difficulté.

Merci Aziz a très bientôt, Merci.

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